Nigeria

Nigeria: dans la sous-région, les chefs d'Etat ne votent pas Jonathan

Le président sortant, Goodluck Jonathan.
Le président sortant, Goodluck Jonathan. REUTERS/Afolabi Sotunde

L'élection au Nigéria est un enjeu régional. Les pays voisins notamment ceux qui sont affectés par les effets de la crise Boko Haram cachent de moins en moins leur méfiance envers le candidat Goodluck Jonathan. Le président sortant n'a plus vraiment la côte dans la sous-région.

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Les propos d'Idriss Déby tenus dans la presse française ont du faire sourire beaucoup de dirigeants africains, tant la côte de popularité de Goodluck Jonathan s'est affaiblie chez ses voisins. Les critiques du numéro un tchadien visant à la fois le manque de coopération des Nigérians dans la lutte contre Boko Haram et le manque de vision du président Jonathan sont largement partagées dans les capitales de la région.

Au Niger par exemple, plusieurs députés de la majorité comme de l'opposition n'hésitaient pas, récemment, devant des journalistes étrangers, à souhaiter ouvertement une défaite de Goodluck Jonathan. Au Cameroun, plusieurs hauts responsables de l'armée critiquent à mots à peine voilés, la politique de mauvais voisinage du Nigéria qui se désintéresse des effets collatéraux de l'expansionnisme de Boko Haram.

Reste le Bénin, où le président Yayi Boni est considéré comme un ami du numéro un nigérian. Malgré tout Cotonou semble rester quelque peu à distance de cette élection. Comme le résumait un ministre béninois. « Que le meilleur gagne ». Ni plus ni moins.

Bref, si les voisins du Nigeria votaient, Goodluck Jonathan serait en mauvaise posture.

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