Kenya

Kenya, une mobilisation qui cherche son souffle après le choc

L'événement Facebook créé pour le 8 avril à Paris.
L'événement Facebook créé pour le 8 avril à Paris. @Facebook

Passé le choc après le massacre dans l’université kényane qui a laissé 148 victimes au sol, c’est une mobilisation internationale que les Kenyans réclament. Une réactivité que certains jugent un peu lente même si des appels à la manifestation se concrétisent dans des grandes capitales européennes. 

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C’est avec cette présentation : « Kenya : Nous refusons l’indifférence face à la barbarie » que l’événement Facebook organisé par Active Generation appelle à une manifestation pour mercredi. C’est aussi un site : http://kenya.wesign.it/fr qui encourage à signer une pétition. Un peu loin de la mobilisation lors des attentats dans les locaux de Charlie Hebdo, les Kenyans et le reste du monde semblent chercher à saisir l’ampleur du choc et à se mobiliser efficacement. 

Baki Youssoufou, avec l’association Active generation, s’est fait connaître lors des révolutions tunisiennes. « On apporte un soutien technique à des causes humanitaires » explique-t-il à RFI. Mais dans le cas du Kenya cela a été quelque peu différent : « des Kenyans nous ont demandé de déclencher une mobilisation. Ils avaient l’impression que vraiment pas grand monde ne faisait des choses. Ce sera une mobilisation à Bruxelles, Paris, Tunis et Athènes. » Pour ces deux dernières villes, les organisateurs sont en attente d'une confirmation de la part des autorités.

L'événement Facebook créé pour le 8 avril à Paris.
L'événement Facebook créé pour le 8 avril à Paris. @Facebook

 
« On est dans la démarche de soutien avec les familles des victimes. Ce n’est pas politique et on ne veut pas jouer non plus à la comparaison avec #jesuischarlie. Ce sera silencieux avec des bougies. Un hommage qu’on espère fort et digne » poursuit Baki Youssoufou.

C’est avec un hashtag #147notjustanumber que certains hommages outre-Atlantique ou au Kenya ont été rendus. Le choix a été fait de montrer non pas juste un chiffre mais les visages souriants des victimes, ils ont un nom. Le choix également de partager des photos très dures a le mérite de rendre compte de la violence de l’attaque aussi, et d’être à la mesure du massacre perpétré. 

 

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