Gabon

Ambassade incendiée au Gabon: des militants toujours en prison

Au Gabon, les trois militants de l'opposition interpellés, samedi 18 avril, restent en cellule. Ils sont poursuivis dans le cadre d'une enquête suite à l'incendie, il y a une semaine, de l’ambassade du Bénin.
Au Gabon, les trois militants de l'opposition interpellés, samedi 18 avril, restent en cellule. Ils sont poursuivis dans le cadre d'une enquête suite à l'incendie, il y a une semaine, de l’ambassade du Bénin. Alex Potemkin/Getty images
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Gabon, les trois militants de l'opposition interpellés samedi 18 avril restent en cellule. Ils sont poursuivis dans le cadre d'une enquête suite à l'incendie, il y a une semaine, de l’ambassade du Bénin, dès l'annonce du décès au Cameroun du principal opposant gabonais, André Mba Obame. Depuis l'interpellation de ces activistes, leurs parents et amis observent un « sit-in » devant les locaux de la police judiciaire.

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Elle a vécu samedi dernier l'arrestation musclée de sa mère. Cette adolescente encore choquée participe activement au « sit-in » devant le siège de la police judiciaire : « Je n’ai pas de nouvelles de ma mère depuis trois jours déjà. Je n’ai pas accès à elle. Personne ne peut la voir, même pas ses avocats. »

Comme dans un deuil, plusieurs mamans ont apporté des pagnes et des cartons pour se coucher. Toutes ici exigent la libération de leurs enfants : « Est-ce que c’est un crime d’appartenir à l'Union nationale au Front uni ? Qu’on nous dise au moins ce qu’on lui reproche. On ne sait pas. »

Pour se faire entendre, les activistes gabonais inondent les réseaux sociaux. Certains ont même annoncé le décès en cellule de leurs camarades.

Lundi soir, Sidonie Flore Ouwé, procureur de la République, a rompu le silence : plusieurs personnes « sont présentement dans les locaux de la police judiciaire pour les faits d’incendie volontaire, de destruction volontaire de la propriété mobilière d’autrui, de la dégradation des propriétés immobilières également d’autrui. L’enquête étant délicate, nous sommes obligés de les garder. Les parents peuvent tout à fait venir rendre visite à ces personnes. »

Les leaders de l'opposition radicale, qui font de la libération de ces militants une priorité, n'ont pas encore réagi.

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