Burkina Faso

Burkina Faso: une stèle pour les victimes du crash du vol d’Air Algérie

Halidou Ouedraogo, Sandrine tricot, général Gilbert Diendere et Alain Vidalies lors de la pose de la première pierre d'une stèle en hommage aux victimes, le 22 avril.
Halidou Ouedraogo, Sandrine tricot, général Gilbert Diendere et Alain Vidalies lors de la pose de la première pierre d'une stèle en hommage aux victimes, le 22 avril. AFP PHOTO / AHMED OUOBA

A Ouagadougou au Burkina Faso, une cérémonie d'hommage a été organisée mercredi 22 avril en la mémoire des 116 disparus du crash du vol AH5017 d'Air Algérie. Une stèle sera érigée près de l'aéroport de Ouagadougou d'où est parti le vol qui s'est écrasé une demi-heure après son décollage. Cette journée a commencé par la pose de la première pierre d'une stèle en la mémoire des victimes. Pour les familles, au-delà du souvenir, cette stèle restera un lieu de recueillement. Elles souhaitent, en plus, que soient ensevelis sous la stèle tous les objets et restes qui n’ont pu être identifiés après l’enquête. L'autre étape de cette journée a été la cérémonie religieuse.

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Face à la douleur des parents qui, après la visite du site du crash, attendaient cette étape, Alain Vidalies, secrétaire d’Etat français chargé des transports a tenu à souligner que cette stèle sera « un lieu de mémoire » de la tragédie du 24 juillet 2014. « Vous qui avez été marqué à jamais par cette tragédie, vous aurez ici pour toujours la marque de votre drame, de notre drame », a-t-il ajouté.

Au-delà du devoir de mémoire, la construction de cette stèle, à Ouagadougou, constitue un trait d’union entre les différentes familles frappées par ce drame. « C’est un lieu de solidarité, d’union et de rencontre entre les différentes nationalités qui ont perdu des membres de leur famille dans le crash. Et il est bien d’avoir une stèle au point de départ de l’avion », a soutenu, de son côté, Halidou Ouedraogo, président de l’association des parents des victimes burkinabè.

Cette stèle servira donc non seulement de lieu du souvenir, mais aussi à la conservation des objets retrouvés sur le lieu du crash et non identifiés. « C’est une vraie stèle qu’on souhaite poser. Notre souhait est de voir les restes post mortem non identifiables, qui sont à Gao, être rapatriés et ensevelis sous la stèle », espère pour sa part, Sandrine Tricot, présidente de l’association AH 5017 : Ensemble, l’association des victimes françaises du vol d’Air Algérie.

« Calmer les familles et les soulager »

L'autre étape de cette journée, la cérémonie religieuse en hommage aux victimes. Une occasion saisie par le président de l'association des parents des victimes burkinabè pour dénoncer les résultats de l'enquête. Halidou Ouedraogo : « Quand on vit ce que nous vivons vraiment, on est embué. On doit être en mesure avec le monde technologique qu’ils ont, aujourd’hui, de nous dire ce qu’il s’est passé pour que jamais plus on ne le vive, pour calmer les familles et les soulager. » Tous les intervenants à la cérémonie d'hommage ont exigé la prise de mesures pour éviter à l'avenir ce type de drame.

Selon le secrétaire général du ministère burkinabè des transports, le gouvernement s’engage à « doter ses services de moyens humains, matériels et techniques requis ainsi qu’à construire une plateforme aéroportuaire moderne disposant de tous les moyens techniques de contrôle, de guidage et d’entretien d’aéronefs. »

D'après les premières investigations du Bureau d'enquêtes et analyses (BEA) français, la non-activation d'un système anti-givre, par l'équipage, a provoqué le ralentissement de l'aéronef alors qu'il volait à son altitude de croisière, provoquant son décrochage puis le crash.

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