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Burundi

Burundi: la police et l'armée affichent leur unité

Des policiers anti-émeutes burundais le 28 avril 2015, à Bujumbura.
Des policiers anti-émeutes burundais le 28 avril 2015, à Bujumbura. REUTERS/Thomas Mukoya
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Depuis quatre jours et le début des manifestations contre le troisième mandat du président Pierre Nkurunziza au Burundi, la police chargée de réprimer ce mouvement est traitée de tous les noms alors que l'armée est portée aux nues. Les deux corps ont donc décidé d'afficher un visage uni mardi : le directeur général de la police et le chef d'état-major de l'armée sont apparus ensemble pour lire un communiqué. Une opération destinée sans doute à redorer le blason d'une police accusée d'être partiale, aux côtés d'une armée que tout le monde loue pour son professionnalisme.

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Le premier a lu la version kirundi, la langue nationale, du communiqué, et le second, la version française de ce texte qui appelle les Burundais à leur faire confiance. La confiance, c'est plutôt la police du Burundi qui ne l'inspire guère aux manifestants qui se sont heurtés violemment à ce corps dès le premier jour des manifestations dimanche. Cailloux contre canons à eau, gaz lacrymogène et même tirs à balles réelles. Au moins deux civils ont été tués sur le coup, un troisième a succombé à ses blessures lundi, alors que la police parlait d'une trentaine de blessés dans ses rangs.

Et toujours dimanche, un raid d'un groupe non identifié portant des uniformes de police selon des témoins, a fait deux nouvelles victimes dans le quartier de Cibitoke, dans le nord de la capitale.

Du coup, il a fallu déployer l'armée pour ramener le calme et la sécurité dans tous ces quartiers. La mayonnaise a pris et on a alors assisté à des scènes surréalistes. On a vu des civils balayer la rue devant un véhicule de l'armée puis, dans la foulée, caillasser un autre de la police.

Tout cela commençait à amener des frictions entre les deux corps et il a fallu réajuster les missions. Désormais, l'armée n'intervient plus que pour assurer la sécurité des quartiers en ébullition que la nuit. D'où également ce signe d'unité, histoire sans doute de couper court aux rumeurs de divisions des deux corps.

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