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Côte d'Ivoire

Côte d’Ivoire: les professeurs reprennent le chemin des classes

Un instituteur enseigne à des élèves de primaire dans une école à Bouaké, en Côte d’Ivoire.
Un instituteur enseigne à des élèves de primaire dans une école à Bouaké, en Côte d’Ivoire. AFP / Kambou Sia
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En Côte d’Ivoire, après plusieurs jours de grève dans l’enseignement primaire, secondaire et technique, les cours ont repris lundi 4 mai. Encouragé par le discours du président ivoirien Alassane Ouattara qui a annoncé que les salaires de l’ensemble des fonctionnaires après des années de blocage allaient reprendre leurs évolutions. Du coup, les cours ont repris dans les lycées et collèges du pays même s’il reste quelques points à régler lors de négociations à venir entre fonctionnaires et ministères de tutelle.

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Cela rigole dans l’enceinte du lycée sainte Marie à Cocody Saint Jean. Les cours ont en effet repris à Abidjan comme partout dans le pays depuis lundi et les enseignants répondent désormais présents à l’appel depuis que le président Ouattara a décidé de débloquer les salaires des fonctionnaires.

Pour ces élèves de classe de seconde, la crainte de l’année blanche s’éloigne donc :
« Il y avait la grève. Les professeurs ne venaient pas parce qu’ils étaient fâchés, mais il n’y avait pas cours jusqu’à 17 heures. Il y avait cours jusqu’à 12h15 à cause de la grève », explique cet élève. « Du coup, on révisait un peu en classe, on bavardait, mais maintenant le calme règne. Tout le monde est là », précise cet autre.

Les enseignants du secteur public ont donc repris le chemin des classes, mais les négociations se poursuivent, car ils aimeraient que l‘Etat s’acquitte d’arriérés de salaires remontant à 2007. « Deux points ont déjà été résolus par le président de la République dans le discours qu’il a tenu le 1er mai. C’est-à-dire le déblocage des avancements et puis le redressement des ponctions opérées sur les salaires des enseignements. Donc c’est vraiment une avancée importante. Mais cela ne doit pas occulter la préoccupation majeure aujourd’hui pour les enseignants de Côte d’Ivoire qui est le paiement restant des arriérés et ce pour quoi nous nous battons. Et nous continuerons de nous battre », déclare Jean Yves Koutouan Abonga le porte-parole du syndicat des enseignants.

De source syndicale, le montant total des arriérés pour l’ensemble des fonctionnaires serait de 247 milliards de FCFA soit près de 600 millions d’euros. Une somme conséquente à propos de laquelle Etat et syndicats vont sans doute devoir faire des concessions indique un de nos interlocuteurs.

A noter que ce lundi les universitaires ont manifesté à Abidjan devant la Radio télévision nationale pour réclamer la reprise des cours à la faculté Félix Houphouët-Boigny.

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