RDC

RDC: cinq morts dans l’attaque d’un convoi de la Monusco

Une patrouille de Casques bleus de la Monusco, à Béni, le 23 octobre 2014.
Une patrouille de Casques bleus de la Monusco, à Béni, le 23 octobre 2014. AFP PHOTO / ALAIN WANDIMOYI

Un peu plus de 24h après l’attaque d’un hélicoptère de la mission de l’ONU au Congo, c’est un de ses convoi qui a été attaqué mardi soir, exactement dans la même zone, par des hommes suspectés d’appartenir à la rébellion des ADF, active dans la zone depuis plus de 20 ans. Un bilan rendu public ce mercredi fait état de cinq morts, dont trois civils, et de 13 blessés.

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[Article réactualisé suite au nouveau bilan annoncé par la Monusco, le 06/05 à 9h10 TU]

C’est une heure environ après la tombée de la nuit vers 18h15 que l’embuscade a eu lieu. La patrouille composée d’une vingtaine de soldats tanzaniens progressait sur la route principale de la base de Mavivi à la sortie de Beni vers Mayimoya plus au Nord. L’attaque a eu lieu à une dizaine de kilomètres au sud de la ville d’Eringeti.

A une cinquantaine de kilomètres au nord de Beni, elle s’est trouvée ralentie par un camion, visiblement accidenté, qui bloquait partiellement la route. Autour du camion se trouvaient quelques hommes habillés en uniformes FARDC. Croyant à un accident, la patrouille a ralenti pour vérifier si les civils à bord avaient besoin d’aide. C’est alors que les assaillants, déguisés en militaires congolais, ont lancé l’assaut. Des tirs nourris ont eu lieu pendant plus d’une demi-heure et la Monusco et l’armée congolaise ont immédiatement envoyé des renforts.

Selon un bilan délivré ce mercredi 6 mai par la Monusco, l'attaque a fait 5 morts et 13 blessés. « Deux militaires tanzaniens et trois civils congolais ont été tués, treize militaires tanzaniens sont blessés », a précisé à RFI le général Carlos Santos Cruz, chef d'état-major de la Monusco. Les civils congolais morts, le chauffeur et un homme, ont été  par les rebelles. Un bilan précédant faisait état de deux morts et dix blessés.

Les Casques bleus patrouillaient seuls, car depuis mars les forces armées congolaises (FARDC) ont suspendu les opérations et les patrouilles communes avec la Monusco dans tout le Nord-Kivu. Cette attaque intervient un peu plus de 24 h après que l’hélicoptère du chef des forces armées onusiennes au Congo, se soit fait tirer dessus. Bien qu’il n’y ait aucune revendication pour l’instant, les Nations unies soupçonnent les rebelles ADF d’être responsables.

Sur Twitter, le chef de la Monusco Martin Kobler a fait part de sa « tristesse » et de « sa colère » suite à cette embuscade. C’est l’une des plus meurtrières depuis l’arrivée de la brigade d’intervention il y a deux ans en République démocratique du Congo.

Les FARDC ont eux aussi subi de lourdes pertes après une offensive menée contre ces rebelles ADF dans la nuit de dimanche à lundi. Bilan officiel : 16 ADF et 4 FARDC tués, mais selon la société civile l'offensive aurait fait près de 30 victimes dans les rangs de l'armée congolaise.

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