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Mali / ONU

Mali: mort d’un casque bleu

Soldat de la Minusma à Tombouctou, le 8 avril 2015.
Soldat de la Minusma à Tombouctou, le 8 avril 2015. AFP / SEBASTIEN RIEUSSEC
Texte par : RFI Suivre
3 mn

A Bamako, dans la nuit du lundi 25 au mardi 26 mai, un casque bleu de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma) a été tué et un autre grièvement blessé par des tirs d'assaillants non identifiés. La recherche des tireurs se poursuit toujours.

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Les casques bleus, originaires du Bangladesh, étaient à bord d’un véhicule clairement identifié ONU. Ils quittaient l’aéroport de Bamako pour le sud de la ville, via un important carrefour, en fait une célèbre place de Bamako. Surgissent alors des hommes armés qui ouvrent le feu. Un soldat de l’ONU est tué, un deuxième blessé.

Très rapidement, les forces de sécurité bouclent la sortie de Bamako vers le nord. Les recherches minutieuses dans deux quartiers de la capitale malienne pour retrouver les auteurs de la fusillade n’ont - pour le moment - pas abouti. Il n'y a aucune revendication, mais déjà certains n’hésitent pas à expliquer que c’est un crime contre la paix.

L’enquête minutieuse a commencé. Une source proche du dossier révèle qu’il n’y a pas d’impact de balle véritablement visible sur le véhicule à bord duquel circulaient les deux casques bleus. Alors s’agit-il de tirs à bout touchant, en d’autres termes le canon de l’arme était-il directement en contact avec la cible ? Généralement, les vitres des véhicules de la Mission de l’ONU sont quasiment toujours fermées.

Autre question : des coups de feu venaient-ils de l’intérieur même du véhicule ou encore s’agit-il de balles perdues ? Un expert en balistique se veut prudent pour le moment. Mais si en définitive, la thèse de l’acte prémédité était retenue, ce serait bien la première fois qu’un casque bleu, ciblé, trouve la mort à Bamako. Le gouvernement malien se dit vigilant plus que jamais pour participer à la sécurisation de l’administration civile et militaire onusienne, venue soutenir le Mali.

La semaine dernière, des hommes armés avaient déjà tenté sans succès d’organiser ici à Bamako une attaque complexe contre un bâtiment servant de résidence à des casques bleus. Le gardien des lieux avait été blessé par balles. Là aussi, l’attaque n’avait pas été revendiquée.

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