Burkina Faso

Burkina Faso: nouvelle loi sur les forces armées

Quartier général de l'armée burkinabè, à Ouagadougou le 31 octobre 2014.
Quartier général de l'armée burkinabè, à Ouagadougou le 31 octobre 2014. AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO

Au Burkina Faso, les députés viennent d'adopter une nouvelle loi portant sur le statut des personnels des forces armées nationales. Cette loi détermine les conditions d'avancement, dans les forces armées burkinabè, le statut du personnel féminin de forces armées, et surtout les droits politiques des militaires. Sur ce point, la loi dispose que, pour se lancer en politique, toute personne doit d'abord démissionner des rangs de l'armée.

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Avec cette nouvelle loi sur le statut général des personnels des forces armées nationales du Burkina Faso, tout militaire voulant entamer une carrière politique doit, au préalable, donner sa démission. Ce qui constitue une avancée majeure, selon le député Boubacar Bouda : « Dans l’ancienne disposition, pour aller faire carrière dans les milieux politiques, les personnels militaires étaient autorisés à prendre une disponibilité. Pour cette fois-ci, on a tenté de trouver une solution à tout cela en demandant au personnel militaire qui veut faire carrière dans la politique de prendre carrément la démission ».

Pour le député Mamadou Kabré, cette loi vient mette fin à la polémique sur la candidature des personnels des forces armées aux futures élections. Certaines organisations de la société civile dénonçaient les dispositions de l'ancienne loi.

Selon le colonel David Kabré, ministre des Sports et loisirs, qui a représenté le gouvernement au cours son adoption, cette loi vise tout simplement à améliorer les conditions de gestion du personnel des forces armées burkinabè : « On ne peut plus faire de la politique et puis revenir dans l’armée et porter les galons pour être militaire. Dorénavant, c’est fini. Nous sommes heureux que la loi ait été adoptée. Elle a fait bien sûr l’objet de discussions au niveau du département de la défense ».

Selon le ministre David Kabré, cette loi n'est pas rétroactive. Déjà certains officiers ont annoncé leur intention de se porter candidat à la prochaine présidentielle.

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