Côte d’Ivoire / France / Justice

Taubira en Côte d'Ivoire: les dossiers Di Rippel et Kieffer relancés?

La ministre française de la Justice a été reçue par le président Ouattara à Adijan, le 10 juin 2015.
La ministre française de la Justice a été reçue par le président Ouattara à Adijan, le 10 juin 2015. AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Visite en Côte d'Ivoire de la ministre française de la Justice, Christiane Taubira. Elle termine son voyage ce vendredi soir. Un déplacement placé sous le signe de la coopération judiciaire. Deux dossiers importants ont été abordés : la disparition de Guy-André Kieffer et l’enlèvement de deux Français au Novotel d’Abidjan en 2011.

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Christiane Taubira s'est entretenue avec le président Alassane Ouattara et son homologue Gnénéma Coulibaly. Une rencontre qui a été l'occasion de réaffirmer la coopération judiciaire franco-ivoirienne dans plusieurs affaires. Il s’agit surtout de la disparition à Abidjan du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer en 2004 et de l'enlèvement, après la crise post-électorale de 2011, de Stéphane Frantz Di Rippel, le directeur de l'hôtel Novotel d’Abidjan, et de l'homme d'affaires français Yves Lambelin.

« Ce sont des affaires qui sont évidemment entre les mains des juges d’instruction. Il y a malheureusement des délais parce que les transmissions de commissions rogatoires internationales ou de demandes d’entraide pénale prennent parfois le temps, notamment lorsqu’elles sont transmises par la voie diplomatique. Mais il demeure que cette coopération est importante. Les juges d’instruction sont extrêmement actifs. De part et d’autre, il y a eu exécution jusqu’à maintenant de toutes les commissions rogatoires qui ont été délivrées. Il y a donc une disponibilité de part et d’autre pour entendre des témoins ensemble. Et espérons-le vraiment, vraiment, vivement, profondément, que les magistrats arriveront à faire toute la lumière sur ces deux affaires extrêmement pénibles », estime Christine Taubira.

Et la ministre française met en avant les garanties apportées par le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, qui lui a redit sa volonté de faire aboutir les dossiers : « Oui, absolument, et moi je lui ai fait part évidemment de la dernière commission rogatoire internationale transmise par nos juges d’instruction. Il a redit au garde des Sceaux qu’au titre de sa responsabilité de président, il est très attaché à ce que la coopération soit la plus efficace possible, pour que nous arrivions à faire la lumière sur cette affaire. Donc c’est vraiment une détermination très, très forte, aussi bien de la France que de la Côte d’Ivoire. »

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