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Rwanda

Rwanda: le parti au pouvoir pour une réforme permettant un 3e mandat

Le président rwandais Paul Kagame a déjà été élu en 2003 et 2010.
Le président rwandais Paul Kagame a déjà été élu en 2003 et 2010. REUTERS/Ruben Sprich
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Lors d'un congrès ce week-end, le Front patriotique rwandais (FPR), le parti au pouvoir au Rwanda, s'est prononcé sans surprise pour une réforme de la Constitution ouvrant la voie à un troisième mandat pour le président Paul Kagame en 2017. Dans un pays sans véritable opposition et souvent critiqué en matière de liberté d'expression, quelque 3,6 millions de Rwandais, soit plus de la moitié du corps électoral, auraient demandé au Parlement par voie de pétition de réformer l'article 101 de la Constitution qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels.

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Le Front patriotique rwandais était la seule formation politique du pays à ne pas s'être encore prononcée à ce sujet. Selon Christophe Bazivamo, son vice-président, le parti présidentiel s'est positionné après avoir écouté les arguments de la population rwandaise dont les pétitions affluent au Parlement : « Ils ont cet espoir bien fondé que si le président continue, c'est assuré qu'il ne va rien changer mais plutôt continuer ce développement socio-économique, cette sécurité qui est observée ici et là, la bonne gouvernance, justifie-t-il. Donc on voit cette volonté et on soutient cette volonté aussi. »

Une volonté populaire mise en doute par certains observateurs qui voient derrière ces pétitions en masse la main du parti au pouvoir. Si beaucoup de Rwandais assurent signer de leur propre volonté, certains témoignages font en effet état de pressions directes ou indirectes des autorités locales sur la population. Des accusations vertement démenties par Christophe Bazivamo.

Ce dernier a également réagi aux récentes déclarations de Washington qui s'est prononcé contre un troisième mandat. « Ce que veut le peuple rwandais ne doit pas être décidé de l'extérieur, s’indigne-t-il. Et puis, pendant le génocide, cet extérieur aurait pu faire du bien aux Rwandais et ils ont été absents laissant les gens mourir. Alors comment peuvent-ils venir maintenant dire : nous, nous voulons ceci nous voulons cela ? »

Le président du FPR, qui n'est autre que Paul Kagame en personne, reste quant à lui toujours évasif au sujet d'un troisième mandat, répétant que cette décision appartient au peuple rwandais.

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