Algérie

Algérie: le ramadan débute dans un climat économique difficile

Une femme fait des achats au marché d’Alger pour le ramadan.
Une femme fait des achats au marché d’Alger pour le ramadan. REUTERS/Louafi Larbi
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le ramadan débute aujourd’hui, le 18 juin. Très suivi en Algérie où l'Islam est religion d'Etat, ce mois est celui de la consommation. Pendant ces quatre semaines, les Algériens dépenseront 60% de leur revenu pour l'alimentation, 20 points de plus que d'habitude. Pourtant cette année, avec la baisse des cours du baril de pétrole, les réserves financières ont fondu et les experts préconisent l'austérité.

Publicité

Dans ce marché solidaire d'Alger, plusieurs centaines de personnes terminent leurs préparatifs. Dattes, jus de fruit, conserve, semoule : les produits sont algériens et subventionnés par l'Etat. On y vient pour payer moins cher. Alors, la fin des prix aidés, on ne l'envisage pas.

« On ne peut pas. C’est vraiment strict, notre paie ne nous permet pas d’accéder à plus que ce prix là. C’est déjà trop cher pour nous. Le SMIC est à 18 000, la paie est minable. Avec toutes nos dépenses, c’est impossible », déplore cette cliente.

Pour cet homme non plus, pas question de laisser les autorités augmenter les prix. « A 15 dinars une baguette de pain, faut augmenter les salaires. L’augmentation des salaires et des prix, ça ne touche pas le simple algérien. »

Pourtant, un rapport publié cette semaine par le think tank Nabni, estime que l'augmentation des prix des produits de première nécessité fait partie des mesures urgentes. Lies Kerrar est le porte-parole du think tank. « Aujourd’hui la façon dont sont faites les subventions, elles profitent aux plus riches plutôt qu’aux plus démunis. Aujourd’hui, le système de subventions est inéquitable et favorise le gaspillage. »

Le Premier ministre lui a assuré à la presse hier, le 17 juin, qu'aucune augmentation de prix n'était au programme pendant le ramadan, malgré l'impact de la chute des cours du pétrole sur l'économie du pays.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail