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Mali

Mali: la CMA dénonce le redéploiement rapide de l'armée à Ménaka

Pour Zahabi Ould Sidi Mohamed, le ministre malien de la Réconciliation, le redéploiement de l'armée régulière à Ménaka ne va pas à l'encontre de l'accord de paix.
Pour Zahabi Ould Sidi Mohamed, le ministre malien de la Réconciliation, le redéploiement de l'armée régulière à Ménaka ne va pas à l'encontre de l'accord de paix. AFP /FADEL SENNA
Texte par : RFI Suivre
2 mn

L'application de l'accord de paix parachevé le 20 juin dernier s’annonçait compliqué. Et bien le premier couac survient déjà. La polémique concerne le cas de la ville de Ménaka, dans la région de Gao, localité dans laquelle l'armée malienne s'est déjà redéployée. Ce qui suscite le mécontentement des groupes rebelles de la CMA, la Coordination des mouvements de l'Azawad.

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Les ex-rebelles de la CMA dénoncent un redéploiement « trop rapide » qui va « à l'encontre de l'accord de paix ». Le 21 juin dernier, au lendemain de la signature de l'accord par les groupes rebelles, l'armée malienne circulait à nouveau à Ménaka. Patrouillant dans la ville en coordination avec les casques bleus de la Minusma.

Mohamed Ould Mahmoud, de la CMA, estime que ce redéploiement n'est pas conforme à l'accord qui a été signé. « L’accord de paix dit qu’on ne peut pas faire le redéploiement de l’armée tant que toutes les parties prenantes ne s’assoient pas et essaient d’organiser aussi le travail dans ce qu’on appelle l’armée reconstituée. Et l’armée reconstituée, ça prend du temps. Les moyens, il faut les mettre en place. On voit mal, au stade actuel, qu’on puisse redéployer l’armée sans passer par ce processus. »

Selon le ministre malien de la Réconciliation nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed, ce redéploiement est pourtant légitime. « Peut-être qu’il peut y avoir des interprétations, mais je crois qu’on doit dépasser le stade où chacun dénonce de son côté. On doit plutôt être ensemble. »

Les ex-rebelles de la CMA accusent également des milices pro-gouvernementales de mener des attaques contre les populations dans la zone, et demandent à la médiation internationale, garante de l'accord de paix, d'intervenir.

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