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RDC

RDC: l’opposition rejette l’appel au dialogue du président Kabila

Palais de la nation, à Kinshasa, bureau du chef de l'Etat en RDC.
Palais de la nation, à Kinshasa, bureau du chef de l'Etat en RDC. Wikimedia
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En République démocratique du Congo, le président Joseph Kabila a une nouvelle fois, lundi soir, appelé les partis d’opposition à participer au dialogue politique. Une concertation qu’il a lui-même initiée entre les forces vives du pays pour aller à des élections apaisées. Mais en dépit de ce nouveau geste, l’opposition refuse toujours de joindre aux concertations.

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En RDC, dans un discours prononcé à l'occasion de la fête de l'indépendance, le président Joseph Kabila a fermé la porte à toute possibilité de médiation internationale pour modérer le « dialogue » politique entre toutes les forces politiques du pays, tel que le réclamait le premier parti d'opposition du pays, l'UDPS. Le chef de l’Etat a expliqué que les consultations avec « les forces vives de la nation » se poursuivaient et a une nouvelle fois appelé l’opposition à y participer.

Le deuxième parti d’opposition, le Mouvement de libération du Congo (MLC), dit « niet », car selon eux ce n’est pas avec le président qu’il faut discuter des échéances électorales. Un président qu'ils soupçonnent de vouloir se servir de ce dialogue pour négocier son maintien au pouvoir au-delà du second mandat en cours. « Le président Kabila, pour le moment, ne constitue plus un interlocuteur en matière d'élections, estime Eve Bazaïba Masudi, secrétaire générale du MLC. L’interlocuteur en matière des élections, ce sont les cadres tripartites de la majorité, de l’opposition et de la Céni. Donc lui, il est dans la famille de la majorité. »

Pas de médiation internationale

Le MLC reste sur ses revendications et demande toujours une modification du calendrier électoral pour que la présidentielle se déroule avant les élections locales : « Je crois que le constat va être donné par la Céni, qui en a les compétences. Nous sommes au 30 juin. C'est-à-dire que la Céni va constater l’inopérationnalité, le manque de faisabilité des élections locales. Ce n’est pas à l’opposition de le dire, mais le constat sera donné par la Céni qui en a les compétences. Voilà pourquoi nous disons que toutes ces questions techniques concernent la Céni, la tripartite au sein de la Céni », ajoute Eve Bazaïba Masudi.

Lundi soir dans son allocution, le président Joseph Kabila a notamment fermé la porte à une médiation étrangère. Cette médiation onusienne était portant une condition posée par l'opposition de l'UDPS pour participer à ce dialogue. L'UDPS reste donc sur sa position. Pour son porte-parole Bruno Tshibala, il n’est pas question d'aller au dialogue sans une médiation internationale : « C’est M. Kabila, qui en présence du secrétaire général des Nations unies, a signé le 24 février 2013 l’accord d’Addis Abeba. Cet accord dit clairement qu’il appartient au représentant spécial du secrétaire général des Nations unies d’offrir ses bons offices en vue de promouvoir un dialogue réunissant les parties congolaises, en vue de favoriser la tenue d’élections apaisées en RDC. »

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