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Côte d'Ivoire

Côte d'Ivoire: deux anciens «com-zone» inculpés par la justice

L'ancien commandant de zone Chérif Ousmane, ici en 2010, est l'un des ex-chefs rebelles inculpés par la justice.
L'ancien commandant de zone Chérif Ousmane, ici en 2010, est l'un des ex-chefs rebelles inculpés par la justice. RFI/Adama Bakayoko
Texte par : RFI Suivre
4 mn

D’importants anciens chefs rebelles ont été inculpés pour des crimes commis pendant la crise post-électorale. Selon une source proche du dossier, qui confirme des informations révélées par Jeune Afrique, Chérif Ousmane et Losséni Fofana, entre autres, deux anciens « com-zone », font l'objet de ces mises en examen. C'est la première fois depuis 2011 que des hommes ayant soutenu Alassane Ouattara sont poursuivis.

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D'anciens commandants de zones figurent parmi les inculpés. Chérif Ousmane et Losséni Fofana, notamment, sont mis en examen, selon des sources proches du dossier qui confirment des informations de Jeune Afrique et de l'AFP. Le premier basé à Bouaké et le second à Man, ont joué un rôle important pendant la crise face aux forces de Laurent Gbagbo.

Au total, ce sont une vingtaine de personnes qui font l'objet de ces nouvelles inculpations. Le camp de l'ex-chef d'Etat n'est pas épargné. Un des hommes forts de son régime sécuritaire est notamment cité. Tous sont poursuivis pour des crimes commis pendant la crise post-électorale.

Ces inculpations marquent un rééquilibrage, s'est félicité la FIDH, cité par l'AFP. L'organisation des droits de l'homme qui est partie civile auprès de certaines victimes et qui, à plusieurs reprises, avait déploré une partialité de la justice ivoirienne.

Du côté du gouvernement, aucune confirmation officielle. « Inculpation ne veut pas dire culpabilité », a simplement commenté le ministre de la Justice. « Alassane Ouattara a toujours dit qu'il n'y aurait pas d'impunité », a pour sa part déclaré le porte-parole du gouvernement Bruno Koné qui assure que ces inculpations n'auraient rien à voir avec l'agenda politique. La Côte d'Ivoire est à moins de quatre mois des prochaines élections présidentielles.

Pour la FIDH, ces inculpations sont une réelle satisfaction.

Florent Geel

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