Mali

Mali: satisfaction à Bamako après la mort d’un responsable d’Aqmi

Vue de Bamako, capitale du Mali.
Vue de Bamako, capitale du Mali. Wikimedia

A Bamako, les réactions sont nombreuses après l'annonce de la mort de Mohamed Ali ag Wadoussène, l'un des responsables opérationnels d'Aqmi au nord du Mali. Le jihadiste a été tué dimanche au nord de Kidal, lors d'une opération des forces spéciales françaises. A Bamako, la classe politique manifeste son soulagement même si certains réclament une meilleure coopération de la France avec les autorités maliennes.

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L’élimination de Mohamed Ali ag Wadoussène est une bonne nouvelle, estime Souleymane Camara, l’un des responsables à Bamako du Rassemblement pour le Mali (RPM), le parti présidentiel : « On remercie vraiment la communauté internationale pour la lutte contre le terrorisme. Vraiment, c’est l’affaire de tout le monde. On remercie encore les forces de Barkhane. » Il rappelle que l’homme abattu par les forces françaises avait également tué un surveillant de prison lors d’une évasion d’une maison d’arrêt de la capitale malienne.

Côté opposition, il y a également un sentiment de satisfaction, à l’image de Djiguiba Keïta, dit PPR, du Parti pour la renaissance nationale (Parena) : « C’est important. Surtout la manière dont il s’était évadé et après on l’avait libéré d’une manière incompréhensible pour les Maliens. C'est bien qu’il ait été mis en état de nuire. » Mais très rapidement, il interpelle la France : « La France fait du bon travail, mais je crois qu’elle peut mieux faire. Elle doit travailler avec le Mali, à ce que le Mali récupère Kidal. Parce que c’est la France qui a permis que le MNLA s’installe à Kidal. »

Mohamed Ali ag Wadoussène est une prise de choix, car il est lié à l'enlèvement de Serge Lazarevic. Il est aussi le neveu de Sedane ag Hita, dont le nom revient dans l'enquête sur l'assassinat de nos deux confrères Ghislaine Dupont et Claude Verlon.

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