Centrafrique

Centrafrique: l'exclusion des réfugiés du processus électoral

Des réfugiés centrafricains arrivent dans le camp de Garoua Boulay au Cameroun, le 28 janvier 2014.
Des réfugiés centrafricains arrivent dans le camp de Garoua Boulay au Cameroun, le 28 janvier 2014. REUTERS/Mathieu Ngah/IFRC/Handout

Le Conseil constitutionnel pourrait être saisi, en Centrafrique, pour se prononcer sur la question du vote des réfugiés à la présidentielle d'octobre. Pour le moment, il n'est pas prévu que les Centrafricains réfugiés à l'étranger puissent prendre part au scrutin. L'ONU s'en inquiète et réclame des élections pour tous. Le Conseil national de transition s'inquiète de fraudes massives en cas de participation des réfugiés au vote.

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Selon le HCR, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, 460 000 réfugiés vivent en exil, majoritairement des musulmans qui représentent 1/10 de la population centrafricaine. Et leur refuser le droit de vote créerait une injustice supplémentaire dans un pays déjà profondément divisé.

La décision n’est pas une décision prise de façon définitive. Tous les acteurs concernés et aussi la communauté internationale dans son ensemble, étaient opposés à cette décision qui a été prise. Nous pensons que la sortie de crise doit passer par des élections qui donnent la chance à tout le monde de participer à des élections inclusives. Ne pas permettre aux réfugiés de voter, ce n’est pas juste. Donc il fallait absolument passer par la saisine de la Cour constitutionnelle, pour un arbitrage.

Kouassi Lazare Etiun, représentant du HCR à Bangui

Mais pour le Conseil national de transition, il s'agit avant tout d'éviter une fraude massive.

Nous avons eu toute une série de rencontres avec le HCR, mais nous n’avons pas été convaincus sur la manière dont ce vote peut se dérouler sur les sites de réfugiés. C’est pourquoi nous avons dit que ce vote des réfugiés risque de créer une fraude massive. Nous voulons organiser des élections à la condition que ces élections-là soient une sortie de crise, mais pas un occasion de créer une autre crise.

Thierry Patrick Akoloza, rapporteur général du Conseil national de transition

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