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Cameroun/Terrorisme

Lutte contre le terrorisme au Cameroun: le nord interdit la burqa

Après le double attentat de Fotokol dimanche dernier, les soldats camerounais sont sur les nerfs et Yaoundé cherche à renforcer ses services de renseignements.
Après le double attentat de Fotokol dimanche dernier, les soldats camerounais sont sur les nerfs et Yaoundé cherche à renforcer ses services de renseignements. AFP PHOTO / REINNIER KAZE
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Toute femme qui porte le voile intégral sera interpellée par la police ou la gendarmerie. C'est la mesure prise par le gouverneur de la région de l'Extrême-Nord, au Cameroun, afin d'empêcher de nouveaux attentats-suicide, comme ceux de Fotokol. Dimanche dernier, deux femmes vêtues de voile intégral se sont fait exploser dans cette localité frontalière du Nigéria, causant la mort de onze personnes selon un bilan officiel. Parallèlement les autorités camerounaises travaillent sur des mesures visant à renforcer le renseignement.

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Depuis dimanche dernier et le double attentat-suicide de Fotokol, la psychose s'est emparée du nord Cameroun. La peur de nouveaux attentats est omniprésente et les militaires sont sur le qui-vive. Par exemple, mercredi à Kousseri les soldats ont tiré en direction d'un berger qui s'approchait du camp avec son troupeau. Bilan quatre moutons abattus et un berger qui s'en est sorti avec une peur bleue.

Les militaires camerounais savent que les terroristes de Boko Haram empruntent n'importe quel déguisement. Et la prudence est de mise. A Yaoundé l'état-major travaille déjà depuis plusieurs mois sur les mesures à prendre pour empêcher une propagation des actes terroristes.

Les services de renseignements sont appelés à concentrer leurs efforts sur la région de l'Extrême-Nord et ont déjà reçu des moyens supplémentaires. Les autorités - comme le gouverneur de la région - demandent aussi aux populations de signaler les comportements suspects ou douteux.

Après avoir réussi à sanctuariser le territoire camerounais face aux attaques militaires de Boko Haram, l'armée et les forces de défense sont désormais confrontées à une menace d'une autre nature. Et qui nécessite de s'appuyer sur les populations locales, explique un officier de l'état-major. La vigilance s'étend aussi au sud. Ainsi, à Yaoundé, les fidèles musulmans ne peuvent plus emporter de sacs ou sachets dans les mosquées.

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