Burkina Faso

Léger remaniement ministériel au Burkina Faso

Le président de transition Michel Kafando a déchu Auguste-Denise Barry, considéré comme un acteur important de la vie politique burkinabè suite au départ de Blaise Compaoré, de ses fonctions.
Le président de transition Michel Kafando a déchu Auguste-Denise Barry, considéré comme un acteur important de la vie politique burkinabè suite au départ de Blaise Compaoré, de ses fonctions. AFP/ROMARIC HIEN

Le président burkinabè Michel Kafando a procédé à un remaniement ministériel suite à la crise politique qui oppose le Premier ministre Isaac Zida au régiment de sécurité présidentiel (RSP). Il a notamment déchu dimanche son ministre de la Sécurité, le colonel Auguste-Denise Barry, pour satisfaire l'armée qui réclame le départ des militaires du gouvernement. Le chef de l'Etat burkinabè cumule désormais les portefeuilles de ministre de la Défense et de ministre de la Sécurité.

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Dans ce réaménagement technique, on note une seule nouvelle entrée et un départ. Le nombre de départements ministériels est resté à 25, conformément à la Charte de la transition, signée le 16 novembre dernier.

Le ministère de l'Administration du territoire, de la décentralisation et de la sécurité a été scindé en deux ministères. Le président Michel Kafando conserve le portefeuille de la Sécurité, en plus de celui de la Défense et des Anciens combattants.

C'est désormais, Youssouf Ouattara qui se voit confier le ministère de l'Administration du territoire et de la décentralisation. Avant d'être nommé à ce poste, il était le secrétaire général du ministère en charge de l'Environnement.

Le ministère des Affaires étrangères est désormais réunifié avec le ministère délégué en charge de la Coopération régionale. Et Moussa Nebié, l'ex-ministre délégué, devient ainsi le patron de la diplomatie burkinabè.

Dans ce gouvernement réaménagé, on note un départ, et pas des moindres. Celui de Auguste-Denise Barry, le désormais ex-ministre de l'Administration du territoire, de la décentralisation et de la sécurité. Considéré par de nombreux observateurs comme le numéro du régime qui avait dirigé le pays aux lendemains de la démission de l'ancien président Blaise Compaoré. Sa tête était demandée par le régiment de sécurité présidentielle (RSP) depuis le mois de février.

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