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RCA

RCA: la Minusca attaquée à Bangui

Soldats de la Minusca à Bangui.
Soldats de la Minusca à Bangui. AFP PHOTO/PACOME PABANDJI
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En Centrafrique, la force des Nations unies, la Minusca et la police centrafricaine ont mené une opération visant à arrêter un responsable de l'ex-Seleka dans le quartier de PK5 à Bangui. Rien ne s'est déroulé comme prévu.

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Très tôt dans la matinée de ce dimanche 2 août, les forces internationales de l’ONU appuyées par la police centrafricaine ont voulu arrêter un chef de faction dans le quartier musulman du PK5. L'homme était recherché pour divers crimes et délits.

Selon le porte-parole des casques bleus en Centrafrique, des hommes armés de grenades et d’armes automatiques se sont alors interposés. Les échanges de tirs se sont propagés dans tout le quartier une bonne partie de la nuit et jusqu’au milieu de la matinée. Un casque bleu a trouvé la mort, huit autres sont blessés dont certains dans un état grave.

Lourd bilan

Le quartier est toujours bouclé, mais, selon des habitants joints par RFI, au moins un véhicule blindé des Nations unies aurait été gravement endommagé et brûlé par les assaillants, une information pour l’instant non confirmée par la Minusca. En fin d'après-midi, les casques bleus continuaient d'essuyer des attaques à l'arme lourde, Kalachnikov ou lance roquette, selon le porte-parole de la police onusienne déployée dans le pays.

Côté civil, le bilan est également très lourd et s’alourdit d’heure en heure : deux morts, selon l’imam de la mosquée Ali-Babolo et plusieurs blessés pris en charge par Médecins sans frontières (MSF) à l’hôpital général. « Nous avons douze victimes de violences qui ont été blessées par balle ou bien par des éclats de grenade, signale une responsable de MSF. Huit d'entre eux vont être pris au bloc opératoire. Trois d'entre eux sont dans un état critique ».

Un bilan qui continue sans doute de s’alourdir car le quartier est toujours très difficile d’accès et il est très difficile également d’en sortir. Selon des habitants, il resterait encore de nombreux blessés, bloqués à l’intérieur du quartier. Quant à l'homme que les soldats venaient arrêter à l'origine, il a réussi à prendre la fuite.

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