Burkina Faso

Burkina: la Céni commence l'étude des candidatures aux législatives

Le 11 octobre prochain les Burkinabè seront appelés à voter pour remplacer les députés de l'assemblée transitoire.
Le 11 octobre prochain les Burkinabè seront appelés à voter pour remplacer les députés de l'assemblée transitoire. AFP PHOTO / YEMPABOU AHMED OUOBA

La Commission nationale électorale a reçu 91 dossiers de candidature venant des partis politiques et 19 dossiers de la part des regroupements d'indépendants pour les élections législatives du 11 octobre prochain. La commission ad hoc de validation a lancé ses travaux jeudi 6 août à Ouagadougou.

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La commission de validation doit examiner tous les dossiers à la loupe pour ne retenir que ceux qui remplissent des conditions administratives. Quant à l'application de l'article 166 du code électoral sur les conditions d'inéligibilité, les commissaires de la Céni laissent l'appréciation de cette disposition au Conseil constitutionnel.

Maitre Barthélémy Kéré, Le président de la Commission nationale électorale indépendante (Céni) a invité les membres des différentes commissions de validation des dossiers de candidature à mettre l'accent sur l'examen des documents administratifs concernant les futurs candidats.

« L’idée c’est de faire en sorte que le processus électoral aille jusqu’à son terme. La Céni n’a pas de moyens d’investigation, la Céni n’a aucun moyen de contrôle. Nous publions donc les dossiers qui sont complets et, effectivement, qui ne font pas problème. Si quelqu’un estime qu’un tel ou tel mérite d’être invalidé sur telle ou telle base juridique, il va devant la Conseil constitutionnel », tranche Maître Barthélémy Kéré.

Un avis partagé par Mamadou Kabré, député au Conseil national de la transition et membre de la commission de validation : « Ce n’est à la commission de dire qu’on rejette la candidature de ceux qui sont pour une modification de l’article 37, non, c’est le côté administratif qui nous importe. Et si ce côté administratif, on le tranche, le contentieux peut être ouvert par n’importe qui. »

Au delà de toutes considérations, selon Athanase Boudo, de l'Union pour la renaissance, parti sankariste, le code électoral sera appliqué dans toute sa rigueur. « Nous avons compris qu’il y a beaucoup de partis qui n’ont pas pu respecter un certain nombre de dispositions. Je pense qu’ici on est pas là pour modifier la loi. »

Le président de la Commission électorale prévoit la publication de la liste des candidats aux législatives pour la semaine prochaine. Pourront ainsi commencer les procédures de contestation, s'il y a lieu.

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