Accéder au contenu principal
RCA / ONU

RCA: un casque bleu accusé de viol dans un rapport d’Amnesty

Soldats de la Minusca à Bangui.
Soldats de la Minusca à Bangui. AFP PHOTO/PACOME PABANDJI
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Un rapport d’Amnesty International accuse les forces internationales de graves manquements à leurs principes lors d'une intervention dans le quartier musulman du PK5, les 2 et 3 août derniers. Elle s'était soldée par la mort d'un casque bleu, de quatre civils et plus d'une dizaine de blessés.

Publicité

Selon les témoignages récoltés par Amnesty International (article en anglais) une fillette de 12 ans aurait été violée par un casque bleu durant l’opération du PK5 le dimanche 2 et le lundi 3 août. La jeune fille explique que le soldat l’aurait giflée lorsqu’elle aurait tenté de crier, avant de déchirer ses vêtements et de la violer. Un médecin a pu constater dans les jours qui ont suivi que les blessures pourraient correspondre à des abus sexuels.

Les présumées dérives des casques bleus ne s’arrêtent pas là, toujours selon Amnesty International. L’ONG accuse les soldats d’avoir tué un père et son fils qui n’étaient apparemment pas menaçants. Le père avait 61 ans, le fils 16. Le père a d’abord été abattu d’une balle dans le dos, et quand le fils a voulu se porter à son secours, il aurait été abattu également. La famille a raconté que les casques bleus ont refusé d’emmener les blessés à l’hôpital. Le père est mort sur place, le fils est décédé des suites de ses blessures.

Du côté de la Minusca, on ne réfute rien, mais on marque son étonnement. Le porte-parole de la mission onusienne déployée dans le pays annonce qu’une enquête interne a été ouverte. « Nous prenons au sérieux ces allégations, nous allons inclure ça dans l'enquête que nous avions déjà ouverte sur toute l'opération que nous avions conduite les 2 et 3 août 2015 à Bangui, assure Hamadoun Touré. Il y aura donc un volet sur les allégations publiées aujourd'hui par Amnesty International. Nous avions eu des rapports mais il n'y avait pas de substance permettant d'ouvrir une enquête. Maintenant nous allons axer tous nos efforts sur ça pour voir si ce qui est dit correspond à la réalité ou si c'est autrement. La politique de l'ONU c'est tolérance zéro, mais ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de cas. Si c'est avéré, il y aura des mesures drastiques contre le ou les auteurs de ces actes. Des mesures ont d'ailleurs déjà été prises récemment. Au mois de juillet, la Minusca a décidé de rapatrier six casques bleus contre lesquels il y avait des allégations de mauvais traitements contre des détenus. »

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.