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Mali

Attaque de Sévaré au Mali: l'identité des auteurs se précise

Des soldats maliens devant le Byblos à Sévaré, le 11 août 2015.
Des soldats maliens devant le Byblos à Sévaré, le 11 août 2015. REUTERS/Adama Diarra
Texte par : RFI Suivre
3 mn

A Sévaré, dans le centre du Mali, l’attaque de l’établissement Byblos a fait l'objet d'une nouvelle revendication mardi émanant d’un jihadiste proche d’Amadou Koufa, un prédicateur radical. Mais elle n’est pas contradictoire avec celle du mouvement al-Mourabitoune car le jihadiste se dit également proche de Mokhtar Belmokhtar.

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Les deux revendications ne sont pas si différentes que cela. Le jihadiste Souleyman Mohamed Kennen est en effet proche d'Amadou Koufa qui lui aurait donné « sa bénédiction » pour l’attaque de l'établissement Byblos à Sévaré.

Amadou Koufa est originaire de la région de Mopti. Koufa est d’ailleurs le nom de son village et il y a une dizaine d’années il était connu pour ses prêches enflammés que reprenaient même les radios privées. L’application de la charia est l’un de ses combats. Il s’exprime en langue locale peule, mais parle également songhaï, autre langue vernaculaire parlée au Mali.

Lors du déclenchement de la crise dans le nord du pays en 2012, il fait tout de suite front avec Iyad ag Ghali, leader du groupe islamiste Ansar Dine. C’est d’ailleurs ensemble qu'ils attaquent en janvier 2013 la ville malienne de Konna située au centre, ce qui avait déclenché l’intervention militaire française.

Depuis, ce prédicateur radical joue à l’invisible mais ses disciples devenus combattants, évalués à plusieurs centaines selon différentes sources, commettent des attaques, des assassinats et rêvent de créer au centre du Mali le Front de libération du Macina. Selon les experts, il n’y a pour le moment quasiment pas de risque de voir ce rêve se réaliser, mais ce groupe allié aux jihadistes du nord du pays peut déstabiliser toute une région en continuant à semer la terreur.

Proche de Mokhtar Belmokhtar

Cette revendication conforte donc la version que donnent les autorités depuis le début qui consiste à souligner le rôle du Front de libération du Macina dans ce qui s'est passé à Sévaré. 

Par ailleurs, Souleyman Mohammed Kennen est aussi un ancien de la branche malienne des combattants de Mokhtar Belmokhtar. Il dit avoir été dans ses rangs en 2012. Ce qui établit également un lien avec la revendication d’al-Mourabitoune communiquée à al-Jazeera lundi.

Ces deux revendications semblent même confirmer ce que dit une source sécuritaire régionale citée par l’Agence France-Presse. A savoir que des passerelles existent entre tous ces groupes jihadistes.

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