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Madagascar

Madagascar: les pistes du Sefafi pour améliorer le système électoral

Des députés malgaches photographiés à la Haute Cour constitutionnelle le 27 mai dernier.
Des députés malgaches photographiés à la Haute Cour constitutionnelle le 27 mai dernier. AFP PHOTO/RIJASOLO
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Un mois s'est écoulé depuis les élections municipales malgaches du 31 juillet et les résultats définitifs n'ont pas encore été publiés, car les tribunaux administratifs examinent toujours les plaintes et réclamations. Plus de 1 600 recours ont été déposés selon la presse locale. Entre les anomalies recensées et le taux de participation très faible (environ 30 %), la société civile de Madagascar veut tirer le bilan, pour dégager des améliorations possibles suffisamment tôt avant la présidentielle.

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Un taux d'abstention à 70 % et une liste électorale largement incomplète ; voilà les deux premiers problèmes qu'il faut résoudre avant le scrutin de 2018, selon Ralison Andriamandranto, coordinateur national du Sefafi, l'observatoire de la vie publique.

« Nos listes électorales ne sont pas encore fiables, ça a eu un impact sur la participation de beaucoup d'électeurs, considère-t-il. Ça doit commencer par un recensement général de la population. Et puis après, par une sensibilisation, une éducation de toute la population. »

M. Andriamandranto souhaite aussi des lois claires, faciles à comprendre, et surtout impossibles à modifier au dernier moment. ll fait allusion à ce décret, qui a autorisé les ministres à faire campagne quelques semaines à peine avant le début des élections par le passé.

Il s'agit d'un point crucial, selon le politologue : « Il est important aussi que les textes soient stabilisés au moins un semestre avant toute élection, dit-il. Modifier le texte quelques semaines avant les élections, c'est favoriser le parti au pouvoir. Et c'est ce que l'on a constaté. »

Enfin, les organisations de la société civile militent aussi pour une loi encadrant le financement des partis et des élections. « C'est l'argent qui parle, dénonce le coordinateur national du Sefafi. Par exemple, (on voit) carrément des achats de voix pendant les opérations électorales. »

Ces réformes ne doivent pas tarder, alors que les consultations pour une nouvelle Commission électorale ont débuté.

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