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Madagascar

Français lynchés à Madagascar: le procès de 37 suspects reporté

La plage de Nosy Be, où une foule a lynché un Français, un Franco-Italien et un Malgache, soupçonnés d'avoir tué un enfant de 8 ans et mutilé son corps, le 4 octobre 2013.
La plage de Nosy Be, où une foule a lynché un Français, un Franco-Italien et un Malgache, soupçonnés d'avoir tué un enfant de 8 ans et mutilé son corps, le 4 octobre 2013. AFP PHOTO / RIJASOLO
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En octobre 2013, un Malgache et deux Français étaient victimes de la vindicte populaire, lynchés et brûlés par une foule en colère sur une plage de Nosy Be, île touristique au nord de Madagascar. La foule accusait les trois hommes du meurtre d'un enfant de sept ans dont le corps venait d'être retrouvé. Deux ans après, de nombreuses zones d'ombre planent encore sur ce drame. Des suspects sont en prison mais les responsabilités ne sont pas établies. Mardi s'est ouvert le procès, mais il a aussitôt été reporté. A l'origine du blocage, l'absence de deux gendarmes qui figurent parmi les accusés.

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Le 3 octobre 2013 à Nosy Be, quelques heures avant le triple lynchage, les deux Français sont déjà entre les mains de la foule. Un témoin alerte plusieurs fois la gendarmerie, mais personne ne réagit. Dans le dossier, les deux responsables de la gendarmerie de l'époque sont accusés de non assistance à personne en danger. Ils n'ont pourtant jamais été entendus par les enquêteurs, car la hiérarchie militaire n'a pas émis l'autorisation.

« Il y a un statut spécial concernant les officiers, explique Me Christian Raoelina, l'avocat des deux gendarmes. Ils ne peuvent pas être poursuivis tant qu'il n'y a pas un ordre de poursuite au niveau du commandement de la gendarmerie. »

Les deux gendarmes n'ont pas non plus reçu leur convocation à l'audience. La cour préfère donc reporter le procès des 37 accusés à une date indéterminée.

« L'idéal dans un procès c'est que tout le monde soit entendu, regrette Me André Randranto, l'avocat de la famille de Roberto Gianfalla, l'une des victimes. Donc d'une certaine manière, c'est peut-être préférable qu'ils soient là. Mais d'un autre côté, il y a quand même une certaine déception. Cela fait quand même deux ans qu'on attend le procès. »

Cela fait aussi bientôt deux ans qu'une trentaine de personnes attendent leur procès en prison. Ils sont accusés notamment de séquestration, torture et meurtre avec préméditation.

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