côte d'Ivoire

Présidentielle ivoirienne: manifestation d’opposants à Ouattara

Kouadio Konan Bertin (gauche) et Charles Konan Banny (droite) font partie des quatre candidats de la CNC à la présidentielle.
Kouadio Konan Bertin (gauche) et Charles Konan Banny (droite) font partie des quatre candidats de la CNC à la présidentielle. AFP PHOTO / SIA KAMBOU

En Côte d'Ivoire, à moins d'un mois de la présidentielle du 25 octobre, les principaux adversaires du chef de l'Etat se sont mobilisés pour réclamer un « accès équitable aux médias publics ». Ces leaders de l'opposition étaient, ce lundi 28 septembre, à la tête d'un cortège de plusieurs centaines de manifestants, à Abidjan, pour dénoncer les conditions de la tenue de l'élection d'octobre prochain. Selon eux, ces conditions ne favorisent pas un scrutin crédible et transparent.

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« Bakayoko, démission ! », c’est le message adressé au président de la Commission électorale indépendante (CEI) par les militants de la Coalition nationale pour le changement (CNC).

Ils étaient quelques centaines, ce lundi matin, à se diriger vers la Radio Télévision ivoirienne (RTI) puis la CEI, en présence de leurs leaders, Charles Konan Banny, Kouadio Konan Bertin ou encore Mamadou Koulibaly.

Au micro de RFI, Rokia Koulabaly, militante de 21 ans et non inscrite sur la liste électorale estime que c’est le rendez-vous à ne pas manquer.

« Nous sommes en marche parce que moi, je ne suis pas inscrite sur la liste électorale, donc je n’ai pas droit au vote. Je ne vote pas. C’est pourquoi je suis là. C’est quand même mon droit », a-t-elle dit.

Youbo Koffi est étudiant. Depuis la réouverture de l’université, il n’a pas encore retrouvé le chemin des classes. Une situation qui l’a mené à cette marche, ce lundi matin.

« Depuis que le régime Ouattara est en place, l’université va de mal en pis. Actuellement, la faculté de Pharmacie est sur sa troisième année blanche et c’est pour cela que nous faisons la marche, pour libérer les étudiants, pour libérer l’université, pour libérer les Ivoiriens », a-t-il expliqué.

Les leaders de la CNC réclament la recomposition de la CEI dont ils accusent le président de soutenir le candidat Alassane Ouattara. Aussi, ils exigent plus d’ouverture de la RTI pour la couverture des activités de l’opposition.

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