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RDC / Allemagne / Justice

RDC: deux rebelles rwandais FDLR condamnés en Allemagne

Deux chefs de la rébellion FDLR ont été condamnés, ce lundi matin, par la justice allemande.
Deux chefs de la rébellion FDLR ont été condamnés, ce lundi matin, par la justice allemande. Getty Images/ Romilly Lockyer
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Deux chefs de la rébellion FDLR ont été condamnés, ce lundi 28 septembre au matin, par la justice allemande. Ignace Murwanashyaka et Straton Musoni écopent respectivement de 13 ans et 8 ans de prison pour des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre commis dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC). Les FDLR, c’est un groupe armé dont certains responsables sont accusés par Kigali d'avoir participé au génocide de 1994, mais ce sont uniquement pour des événements au Congo que les deux hommes ont été condamnés.

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Ignace Murwanashyaka est un Rwandais de la diaspora qui vivait en Allemagne depuis 1989. Pas de lien donc avec le génocide rwandais. En revanche, il est devenu en 2001 président des FDLR. Son co-accusé, Straton Musoni, est devenu son vice-président en 2004.

Les deux hommes avaient été arrêtés en Allemagne en 2009, accusés de pas moins de 26 chefs d'accusation de crimes de guerre et 39 de crimes contre l'humanité pour des attaques commis dans l'est du Congo. Ils étaient aussi accusés d’être à la tête d'une organisation terroriste, une qualification particulière dans le Code pénal allemand. Ils risquaient la prison à perpétuité.

Procédure titanesque

Finalement, ils n'écopent que de 13 et 8 ans de prison. Il faut dire qu'il s'agissait d'un procès compliqué. Même si les deux hommes ont fait des allers-retours avec le Congo, ils ont surtout été accusés d'avoir orchestré des attaques depuis l'étranger. A l'énoncé du verdict, le juge de la cour de Stuttgart l'a d'ailleurs dit : « Il ne s'agit pas d'un procès politique, mais d'une procédure pénale d'une ampleur particulière », ajoutant qu'il s'agissait d'une procédure titanesque.

Quatre années de procès et finalement les charges sont tombées les unes après les autres. Sur les 16 incidents de départ, les magistrats en ont finalement retenu quatre. Réduction drastique aussi des chefs d'accusation puisque c'est surtout sur les meurtres que la cour de Stuttgart s'est concentrée. Le procès a été plombé notamment par des problèmes de traduction, la difficulté d'enquêter à distance, de protéger les témoins aussi. Certains se sont dits victimes de pressions.

Ce qui est compliqué, c'est qu'ils sont accusés d'actes très nouveaux qui ont été mis dans le Code pénal que depuis 10 ans. Ce qui fait que les juges ne peuvent pas s'appuyer sur une jurisprudence classique.

Andrej Umansky

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