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RCA

RCA: retour de Samba-Panza à Bangui dans un calme relatif

Vue de la capitale Bangui, en RCA, après les violences, le 29 septembre 2015.
Vue de la capitale Bangui, en RCA, après les violences, le 29 septembre 2015. AFP PHOTO/EDOUARD DROPSY
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En Centrafrique, la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza est arrivée dans la capitale en provenance de Douala au Cameroun. Lundi, elle a dû écourter son séjour à New York où elle assistait à l’Assemblée générale des Nations unies, en raison des violences. Ce mercredi, la tension semble progressivement retomber malgré des manifestations prévues. Mardi, les barricades tenues par des miliciens anti-balakas sur la voie menant à l'aéroport ont été retirées par les forces internationales.

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Des combats intenses ont duré plusieurs heures mardi dans le quartier Combattant aux abords de l'aéroport entre forces internationales et miliciens anti-balakas. Puis, un nouvel accrochage a eu lieu cette nuit entre miliciens et casques bleus près du quartier Boy-Rabe, bastion des anti-balakas à Bangui.

On s'attendait ce mercredi matin à de nouvelles tensions autour de deux rassemblements. Le premier était organisé au rond-point des Martyrs, par une partie de la société civile. Cette dernière réclame notamment le retrait des forces internationales, ainsi qu'une remise à plat du calendrier électoral. Ce rassemblement, prévu pour durer toute la journée, n'a duré que deux heures. Il a été suspendu par ses organisateurs qui craignaient une récupération. Des organisateurs qui maintiennent leur mot d'ordre de désobéissance civile.

L'autre manifestation devait se dérouler au KM5, en soutien aux forces internationales et à la Transition. Mais, elle n'a finalement pas eu lieu. Ailleurs en ville, un calme précaire règne. Des tirs sporadiques ont été signalés ce mercredi matin mais les gens sortent dans les rues. On voit des moto-taxis circuler à nouveau.

Un contexte compliqué sur le plan humanitaire

Selon les Nations unies, plus de 27 000 personnes ont fui leur maison pour se réfugier dans des quartiers jugés plus sûrs ou dans des sites de déplacés dont le grand camp de Mpoko qui jouxte l'aéroport.

Quant à la communauté humanitaire très éprouvée ces derniers jours, elle est quasiment paralysée par la situation sécuritaire. De nombreux acteurs humanitaires ont été accueillis dans la concession de la Minusca . Ce mercredi matin sur RFI, le coordinateur humanitaire de l'ONU en RCA, Aurélien Agbénonci condamnait les attaques et les pillages dont les ONG et les agences onusiennes ont été les cibles. Il déplorait aussi le très difficile accès aux victimes de ces violences.

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