Côte d'Ivoire

Côte d'Ivoire: Amnesty demande la fin des arrestations arbitraires

Défilé de partisans d'un candidat aux élections municipales, lors de la campagne, à Abidjan, le 19 avril 2013.
Défilé de partisans d'un candidat aux élections municipales, lors de la campagne, à Abidjan, le 19 avril 2013. AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO

Amnesty International appelle la Côte d'Ivoire à « mettre fin aux arrestations arbitraires d'opposants à l'approche de la présidentielle »du 25 octobre. Selon l'ONG, « une soixantaine de personnes, dont plusieurs cadres de l'opposition, ont été arrêtées depuis la mi-septembre, suite à la publication par le Conseil constitutionnel de la liste des candidats à l'élection présidentielle et au moins trente sont toujours en détention ».

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Une soixantaine de personnes dont plusieurs cadres de l'opposition ont été arrêtées depuis la mi-septembre. Une justice qui semble prendre son temps jusqu'à la fin du processus électoral, car la grande majorité des personnes arrêtées sont toujours sous les verrous. C'est le constat que fait Amnesty International en Côte d'Ivoire à quelques jours de l'élection présidentielle. L'organisation de défense des droits de l'homme demande au gouvernement de respecter la Constitution du pays.

« Depuis l'ouverture de la campagne présidentielle et la présentation de la liste des candidats, il est extrêmement difficile à l'opposition de manifester. A la suite de manifestations, environ une soixantaine de personnes ont été arrêtées. Nous demandons au gouvernement d'autoriser la liberté d'expression, car c'est un droit garanti par la Constitution ivoirienne », a déclaré Nathalie Kouakou, présidente de la section Côte d'Ivoire de l'ONG. 

La réponse du gouvernement ivoirien ne s'est pas fait attendre. « L'opposition peut manifester même en dehors de la période électorale à condition que cela se fasse conformément à nos textes. Les enquêtes se feront, les responsabilités seront établies et, évidemment, ceux qui ne sont pas concernés seront libérés », a répondu Bruno Koné, porte-parole du gouvernement.

L'élection présidentielle est prévue le 25 octobre.

Lire le communniqué d'Amnesty International :
Côte d’Ivoire. Il faut mettre fin aux arrestations arbitraires d’opposants à l’approche de la présidentielle

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