Afrique du Sud / Jacob Zuma

Résidence secondaire de Zuma: une décision de justice change la donne

La médiatrice de la République,Thuli Madonsela, a dénoncé les «inexactitudes» et les «limites» d'un rapport du ministre de la Police blanchissant le président Zuma.
La médiatrice de la République,Thuli Madonsela, a dénoncé les «inexactitudes» et les «limites» d'un rapport du ministre de la Police blanchissant le président Zuma. AFP PHOTO / STRINGER

En Afrique du Sud, une décision de justice en faveur de la médiatrice de la République, Thuli Madonsela, pourrait changer la donne dans l'affaire Nkandla, du nom de la résidence secondaire de Jacob Zuma, dont les aménagements à plus de 17 millions d'euros ont été financés avec de l'argent public.

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La décision de justice qui pourrait faire jurisprudence concerne une affaire opposant le principal parti d’opposition, l’Alliance démocratique (DA) et Hlaudi Motsoeneng, le patron controversé de la télévision publique SABC. Ce dernier avait été épinglé par la médiatrice de la République pour s'être attribué plusieurs augmentations de salaire irrégulières et avoir menti sur ses diplômes.

Les conclusions de la médiatrice avaient pourtant été ignorées, poussant l'opposition sud-africaine à lancer une action en justice. Ce vendredi, la Cour suprême d'appel a donné raison à la DA. Les juges ont ordonné qu'une action disciplinaire soit lancée contre Hlaudi Motsoeneng et que celui-ci soit suspendu pendant la procédure.

Les conclusions de la médiatrice « ne peuvent être ignorées »

Les juges ont surtout indiqué que « les conclusions de la médiatrice de la République ne peuvent pas être ignorées par les institutions étatiques et publiques », précisant qu'aucune enquête parallèle ne peut venir les contredire. La SABC a annoncé son intention de saisir la Cour Constitutionnelle.

Victorieuse dans cette première affaire, l'Alliance démocratique espère se servir de ce jugement pour faire annuler les conclusions de plusieurs rapports parlementaires qui ont blanchi Jacob Zuma dans l'affaire Nkandla, alors que la médiatrice de la République recommandait qu'il rembourse au moins une partie de la somme engagée.

Mmusi Maimane, le leader de la DA, a écrit une lettre à la présidente de l'Assemblée pour qu'une session parlementaire ait lieu en urgence sur le sujet.

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