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Afrique du Sud

Trois ans après le drame de Marikana, la chef de la police suspendue

Mineurs en grève de la mine Marikana de Lonmin le 14 septembre 2012.
Mineurs en grève de la mine Marikana de Lonmin le 14 septembre 2012. Reuters/Siphiwe Sibeko
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En Afrique du Sud, plus de trois ans après le massacre de mineurs par la police à Marikana, la chef de la police nationale a été suspendue à la suite d’une décision du chef de l'Etat, Jacob Zuma. La présidence a annoncé la suspension du général Riah Phiyega en attendant les conclusions d'une enquête sur ses capacités à occuper son poste. Elle avait été nommée quelques mois avant que 34 mineurs en grève soient abattus par la police dans la pire fusillade policière depuis la fin de l'apartheid.

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Cela faisait trois ans que les mineurs de Marikana demandaient la suspension de Riah Phiyega. Chef de la police nationale, lors du massacre de Marika, elle avait tenté de couvrir cette bavure policière en invoquant la légitime défense. Depuis une commission d'enquête a recommandé sa suspension ainsi qu'une enquête sur ses compétences. Car au moment d'obtenir son poste, Phiyega n'avait aucune expérience dans les forces de l'ordre.

Pour Zakhele Mbhele du principal parti d'opposition, l'Alliance démocratique, il s'agit d'un poste politique : « Nous appelons depuis longtemps le président Zuma à agir contre Phiyega, en raison de ses multiples échecs et de ses erreurs, mais également en raison de son incompétence que nous dénonçons depuis le début ».

Le président Zuma a finalement cédé à la pression. Il faut dire que la semaine dernière, Riah Phiyega a fait l'objet de nouvelles accusations. Elle est suspectée d'avoir couvert des officiers de police soupçonnés de corruption. Les services de police sont en pleine crise minés par des affaires de corruption et de népotisme.

Pour Francois Beukman, chef du groupe parlementaire sur les affaires policières, le manque de stabilité à la tête des forces de l'ordre est préoccupant : « C'est inquiétant, il s'agit du troisième commissaire de police d'affilé qui ne termine pas son mandat de cinq ans. Et nous pensons qu'il est essentiel qu'il y ait une certaine stabilité. C'est important qu'il y ait quelqu'un à la tête de la police nationale qui ait les compétences de chef d'équipe, mais aussi une expérience dans la police ».

A noter que cette fidèle du président Zuma n'a pas été limogée, mais simplement suspendue le temps d'une enquête.

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