Cinéma

«Adama», un petit bijou en dessin animé

Scène du film «Adama», un petit bijou en dessin animé, réalisé par Simon Rouby.
Scène du film «Adama», un petit bijou en dessin animé, réalisé par Simon Rouby. Océan Films

La Première Guerre mondiale et le rôle des tirailleurs sénégalais comme vous ne l'avez jamais vu. Ce mercredi 21 octobre sort sur les écrans français Adama, le premier long métrage du Lyonnais Simon Rouby. Ce film d'animation raconte l'histoire d'un garçon de 12 ans qui vit dans un village isolé d’Afrique de l’Ouest et part à la recherche de son frère aîné enrôlé dans l'armée française.

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Leur village semble idyllique, protégé par des falaises. Mais Samba décide de le fuir pour rejoindre le monde des souffles, l'univers des Nassarah. Adama, son cadet, tout juste 12 ans, quitte lui aussi le village pour partir à sa recherche. Sans se douter qu'en allant en France, il va trouver l'enfer de la Première Guerre mondiale et des tranchées.

Pour son premier long métrage, Simon Rouby, adopte le point de vue poétique de l'enfant : « Les Nassarah, c’est une appellation qu’on entend encore aujourd’hui en Afrique de l’Ouest pour appeler ceux qui prient Jésus de Nazareth, donc les chrétiens, les colons, les Blancs. Et plus Adama monte vers le Nord, plus il rencontre le réalisme de la guerre. Il va toujours le réenchanter avec sa poésie à lui, sa grille de lecture à lui qui est celle de sa culture. »

Réalisé dans un studio d'animation sur l’île de La Réunion, Adama mêle différentes techniques : peintures pour les décors, sculptures d'argile pour les personnages, et même un mélange de matières liquides et magnétiques, les ferrofluides, pour les séquences d'explosions à Verdun. Un cocktail de réalisation traditionnelle et de nouvelles techniques, de poésie et de conte initiatique qui fait de ce film un petit bijou d'animation.

► Ecouter l’interview avec le réalisateur Simon Rouby sur Adama

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