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RDC

RDC: l'ONU préoccupée par le procès du conflit Lubas-Pygmées

Pour le directeur du Bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l'homme (BCNUDH), José-Maria Aranaz (d), la crédibilité du procès entre Lubas et Pygmées est en jeu.
Pour le directeur du Bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l'homme (BCNUDH), José-Maria Aranaz (d), la crédibilité du procès entre Lubas et Pygmées est en jeu. MONUSCO/Abel Kavanagh
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l'homme (BCNUDH) se dit inquiet à l'approche de la proclamation du verdict dans le premier procès pour génocide en République démocratique du Congo. Vingt-sept Luba et dix Pygmées ont comparu pour des crimes contre l'humanité et génocide alors que le conflit entre les deux communautés a fait plusieurs centaines de morts et des milliers de déplacés depuis mi-2013 dans l'ex-province du Katanga. Un procès qui pourrait être historique. Mais les débats sont clos et ce qui inquiète le BCNUDH, c'est que le 7 avril prochain, un verdict extrêmement lourd pourrait être prononcé sans qu'aucune victime n'ait été entendue.

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Pour le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l'homme, il y a une disproportion entre la gravité des charges - génocide, crimes contre l'humanité - et le contenu de l'instruction. La justice congolaise disait manquer de moyens pour trouver des témoins et identifier les victimes et avait accepté l'aide de l'ONU.

« On a donné notre appui pour aider les victimes à avoir des représentations légales et aussi les greffiers pour donner les notifications aux victimes et aux témoins », a déclaré notamment José-Maria Aranaz, le directeur du BCNUDH. Aucune victime n’a été auditionnée. « Cela représente un grand problème parce que ça va affecter la crédibilité de ce processus judiciaire. »

Le bureau conjoint de l'ONU a fait cinq missions, interrogé cent-cinquante victimes, mais une seule cite l'un des trente-sept accusés. Et pourtant, certains risquent la peine de mort pour génocide, même si celle-ci n'est plus appliquée au Congo, rappelle José-Maria Aranaz.

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