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Burkina Faso / France

Le président Kaboré en France: coopération militaire et lutte terrorisme

Le président Hollande accueille son homologue burkinabè Roch Marc Christian Kabore à l'Elysée le 5 avril 2016.
Le président Hollande accueille son homologue burkinabè Roch Marc Christian Kabore à l'Elysée le 5 avril 2016. REUTERS/Philippe Wojazer
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La visite de travail du président burkinabé en France se poursuit. Avant un entretien avec le Premier ministre Manuel Valls en fin d'après midi, le président Roch Marc Christian Kaboré a rencontré hier matin son homologue français François Hollande puis le ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve. Au centre des discussions : les questions sécuritaires. Il a aussi été question de l'envoi à Ouagadougou d'éléments du GIGN, le Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale. 

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En visite en Côte d'Ivoire après l'attentat meurtrier de Grand-Bassam, le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait annoncé que des éléments du GIGN seraient déployés à Ouagadougou. Mais les autorités burkinabè n'avaient pas été consultées préalablement.

L'affaire du GIGN : un «couac»

Hier le président Hollande, qui a par ailleurs salué l'élection de son homologue burkinabè « dans des conditions qui font honneur à la démocratie », y a fait allusion. « Ce sont les pays eux-mêmes, et le Burkina Faso en est parfaitement conscient, qui doivent organiser leur propre sécurité, a rappelé le président français ; et nous, la France, nous devons les appuyer autant qu’il est possible, mais simplement à leur demande. C’est aussi le respect que nous leur devons. Efficacité ne veut pas dire dépendance ».

Après l'Elysée, direction la place Beauvau pour un entretien avec le ministre français de l'intérieur Bernard Cazeneuve. L'occasion d'une nouvelle mise au point de la part du président Roch Marc Christian Kaboré : « Le gouvernement burkinabè n’a pas été saisi sur la question du GIGN ; ça s’est très important ! Nous l’avons exprimé au président Hollande et nous l’avons exprimé au ministre de l‘Intérieur et tout le monde a été d’accord que là il y avait un ‘couac’. Selon les discussions que nous avons eues, il s’agit d’une assistance technique de deux ou trois membres du GIGN à l’amélioration des conditions de travail de notre sécurité intérieure ».

Le terrorisme, une donnée «permanente»

Le 15 janvier, Ouagadougou a été frappée par une attaque jihadiste qui a fait 30 morts et 70 blessés. Le président français François Hollande a appelé à une « opération exemplaire » en matière de sécurité avec les pays du G5 Sahel (composé du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad). Le président Kaboré a remercié la France pour son appui lors de l'attaque terroriste du 15 janvier et souhaité le renforcement de la coopération entre les deux pays. Evoquant aussi la nécessaire mutualisation des moyens « militaires et de renseignement » du G5 Sahel, le président Kaboré a par ailleurs affirmé que « nous sommes tenus de prendre la question du terrorisme comme un élément permanent de la vie de nos différents pays » .

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