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Congo-Brazzaville

Congo-Brazzaville: nouveaux bombardements de l'armée dans le Pool

Le pasteur Ntumi est accusé par le gouvernement congolais d'être derrière l'attaque du 4 avril dans les quartiers sud de Brazzaville.
Le pasteur Ntumi est accusé par le gouvernement congolais d'être derrière l'attaque du 4 avril dans les quartiers sud de Brazzaville. AFP
Texte par : RFI Suivre
6 mn

Selon de nouveaux témoins, des hélicoptères de l'armée ont, vendredi 8 avril au matin, encore pilonné plusieurs localités du département du Pool, précisément dans le district de Goma Tsé Tsé, où le pasteur Ntumi a des bâtiments ou des activités. Certains témoins parlent de victimes civiles. Aucun bilan de ces opérations n'est encore disponible. Très peu d'informations circulent sur cette opération lancée le 4 avril par les autorités.

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Vendredi matin encore, des témoins disent avoir été réveillés par des roquettes tirées à partir d'hélicoptères de l'armée. A Nsouélé, où est enterré le père de l'opposant Guy-Brice Parfait Kolélas, ainsi qu'à Bwambouri qui selon un de ses habitants a abrité des proches du pasteur révérend Ntumi. Les communications sont très difficiles dans ces zones. A ce stade, impossible donc d'évaluer l'ampleur de possibles dégâts, ni de dresser un quelconque bilan humain.

Un peu plus loin à l'ouest de Brazzaville toutefois, la gare de Mindouli continue d'accueillir chaque jour son flot de familles déplacées, raconte un habitant. Des hommes, des femmes, parfois blessés, qui parlent de victimes civiles. Ils fuient les hélicoptères ou la peur dans cette région pauvre, où le souvenir des guerres passées est encore vif dans les esprits. Ils espèrent, raconte un témoin, quitter la zone à bord d'un train de marchandises. Mais ils sont rares. Un seul serait passé depuis le début de la semaine.

Dans ce contexte, depuis vendre matin, l'ambassade de France au Congo-Brazzaville déconseille de se rendre dans le département du Pool, en particulier dans les districts de Goma Tsé Tsé, Kinkala, Mayama, Vinza et Mindouli.

La police nie l'existence de victimes civiles

Le porte-parole de la police confirme que « des hélicoptère de l'armée ont visé des centres de commandements du pasteur Ntumi », que les autorités accusent d'avoir attaqué Brazzaville le 4 avril. Mais il assure qu'ils sont à l'écart des villages et qu'il n'y a pas de victimes civiles. En réponse aux critiques de l'opposition, il assure également que les forces de police travaillent sur la base des aveux livrés par les « miliciens Ninjas Nsiloulou » interpellés lundi à Brazzaville.

Il n'y a pas de victimes humaines dans la mesure où ce sont des centres qui sont situés hors des localités et qui n'ont plus de population, ils ont été vidés parce que la plupart des combattants ont quitté les lieux. Mais il reste du matériel.

Colonel Jules Monkala Tchoumou

De son côté, l'opposant Mathias Dzon s'insurge contre ces attaques et demande aux autorités congolaises d'épargner les populations civiles.

C'est une désastreuse opération d'intimidation.

Mathias Dzon, opposant

Dans la capitale cependant, la vie reprend son cours. Le lycée français de Brazzaville a rouvert jeudi et les populations qui avaient fui le sud de la ville regagnent progressivement leurs maisons.

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