Rwanda

Rwanda: un poste de police attaqué par les FDLR, selon Kigali

Selon le Rwanda, les assaillants ont attaqué un poste de la police nationale dans le district frontalier de Rubavu.
Selon le Rwanda, les assaillants ont attaqué un poste de la police nationale dans le district frontalier de Rubavu. AFP PHOTO / STEPHANIE AGLIETTI

Le Rwanda a accusé samedi les FDLR, basés en République démocratique du Congo voisine, d'avoir attaqué un poste de police dans l'ouest du pays. La seconde incursion en quelques semaines selon Kigali. Les rebelles hutus rwandais sont présents dans l'est de la RDC depuis la fin du génocide au Rwanda en 1994, au cours duquel environ 800 000 personnes ont perdu la vie, essentiellement parmi la minorité tutsie. Opposés au président Paul Kagame, qui a pris le pouvoir à l'issue des massacres, les FDLR sont toujours considérés par Kigali comme une menace stratégique majeure, même s'ils n'ont mené aucune action d'envergure en territoire rwandais depuis plusieurs années.

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Selon le communiqué du ministère rwandais de la Défense, l'infiltration menée par « des présumés éléments terroristes FDLR » a eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi. Les assaillants ont attaqué un poste de la police nationale dans le district frontalier de Rubavu. Selon le porte-parole adjoint de l'armée rwandaise, ces derniers ont été repoussés et la situation est depuis sous contrôle. Le lieutenant-colonel René Ngendahimana n'a toutefois pas précisé le nombre d'assaillants présumés, ni s'il y avait eu des victimes.

Déjà, le 24 mars, l'armée rwandaise avait assuré avoir été attaquée dans le même district par des hommes vêtus d'uniformes de l'armée congolaise et indiqué avoir abattu l'un d'entre eux. Cette attaque avait ensuite été attribuée aux FDLR par le président rwandais Paul Kagame. La présence de la rébellion hutue rwandaise dans l'est de la RDC empoisonne les relations entre les deux voisins. Kinshasa accuse régulièrement le Rwanda de déstabiliser sa façade orientale.

De son côté, le gouvernement rwandais reproche aux autorités congolaises de ne rien faire pour mater la rébellion, voire de la soutenir.

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