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Gabon

Joyce Ondo présente sa fille comme la «Mazarine du Gabon»

Le président du Gabon, Ali Bongo.
Le président du Gabon, Ali Bongo. REUTERS/Emma Farge
Texte par : RFI Suivre
2 min

C'est une affaire privée mais qui pourrait bien avoir des répercussions politiques en relançant le débat sur les origines du président gabonais Ali Bongo. Dans une interview donnée au Journal du Dimanche, Joyce Ondo présente sa fille comme étant « la Mazarine du Gabon ». Selon le JDD, un dossier en reconnaissance de paternité aurait été déposé auprès de la justice française pour obliger Ali Bongo à se soumettre à un test ADN. Contacté par RFI, le porte-parole du gouvernement gabonais estime pour sa part qu'il s'agit d'une « affaire privée ».

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Joyce Ondo veut obtenir la reconnaissance de la paternité d'Ali Bongo : « Amissa est sa fille, je me suis tue pendant trop longtemps pour le protéger  (...) Ma fille, insiste-t-elle, est la Mazarine du Gabon ».

Joyce Ondo affirme être au lycée, en mai 1994, lorsqu'elle rencontre Ali Bongo. Elle se décrit comme sa « fiancée », affirme avoir avorté une première fois, à sa demande.

Après moult péripéties amoureuses, Amissa est née le 26 mai 1998. « A l'époque, il était en instance de divorce, indique-t-elle. On a choisi ensemble le prénom d'Amissa Albertine, qui était le prénom d'une de ses soeurs décédées. Mais il a brutalement changé d'avis début 1998 ».

Malgré la rupture, Joyce Ondo soutient avoir accepté ponctuellement diverses compensations de la famille Bongo. Ali Bongo « m'a offert une Lexus RX 350 et j'ai eu une maison le 26 décembre 2013. Il nous versait 15 000 euros par mois en liquide, via un lieutenant de son entourage » précise Joyce Ondo.

Alors pourquoi prendre la parole aujourd'hui ? « Tout s'est précipité en 2015, quand ont démarré ces histoires sur l'origine d'Ali Bongo », indique Joyce Ondo, qui évoque notamment des menaces de la part d'Ali Bongo, à la recherche, selon ses mots, d'un « règlement définitif de cette affaire ». « Il est allé trop loin dans les menaces, lâche-t-elle. J'ai décidé d'engager cette action en justice pour protéger ma fille. Et pour dire la vérité ».

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