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Afrique du Sud

Afrique du Sud: des étudiants manifestent contre «la culture du viol»

Les étudiants de l'université de Rhodes manifestent depuis une semaine pour dénoncer «la culture du viol» dans leur établissement.
Les étudiants de l'université de Rhodes manifestent depuis une semaine pour dénoncer «la culture du viol» dans leur établissement. Getty Images/Roger de la Harpe
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En Afrique du Sud, les étudiants de l'université de Rhodes manifestent depuis une semaine pour dénoncer « la culture du viol » dans leur établissement. Selon eux, les victimes de viol au sein de l'université ne sont pas assez écoutées et prises en charge. Le campus, qui a été fermé toute la semaine, devrait rouvrir ce lundi 25 avril, mais les étudiants en colère assurent qu'ils bloqueront l'université tant que les étudiants suspectés de viol n'auront pas été suspendus. Ces manifestations ouvrent un débat houleux en Afrique du Sud, où un viol est commis toutes les quatre minutes.

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Tout a commencé par la publication sur Internet d'une liste de onze noms d’étudiants de l'université de Rhodes, tous accusés d'avoir perpétré des viols. La diffusion massive de cette liste sur les réseaux sociaux a été le déclencheur d'un important mouvement de protestation contre les violences sexuelles au sein de l'université. En début de semaine, les étudiants ont fouillé le campus de l'université de Rhodes à la recherche des onze violeurs présumés dont ils demandent l'exclusion immédiate.

Mercredi, des manifestants à moitié nus ont bloqué les accès au campus. De violents accrochages ont eu lieu avec la police, accusée de protéger les violeurs présumés avec l'aval des responsables universitaires. Après une semaine de fermeture, l'université de Rhodes a annoncé la reprise des cours ce lundi, mais la situation est loin d'être apaisée.

Le vice-chancelier de l'université a estimé que la publication d'une liste de noms de violeurs présumés constituait une violation de la présomption d'innocence. Il s'est néanmoins engagé à mettre en place une commission d'enquête pour améliorer la sécurité des étudiants et apporter une réponse efficace aux plaintes pour viol.

Au niveau national, l'Alliance démocratique envisage de porter la question des violences sexuelles à l'université devant le Parlement sud-africain. Ces derniers mois, au moins quatre étudiantes ont été victimes de viol sur le campus de l'université du Cap avant l'arrestation d'un suspect mi-mars.

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