Accéder au contenu principal
RDC

RDC: Jean-Marie Kalonji devant un juge pour atteinte à la sûreté de l'Etat

Le boulevard du 30-Juin à Kinshasa où Jean-Marie Kalonji a été enlevé par les services de sécurité le 15 décembre 2015.
Le boulevard du 30-Juin à Kinshasa où Jean-Marie Kalonji a été enlevé par les services de sécurité le 15 décembre 2015. wikipedia
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Plus de quatre mois après sa disparition, l'activiste congolais Jean-Marie Kalonji a finalement été transféré ce lundi 25 avril après-midi au parquet de la Gombe, à Kinshasa. Ce jeune militant était porté disparu depuis le 15 décembre dernier. Son avocat dit avoir la confirmation que c'est à l'Agence nationale des renseignements (ANR) qu'il a passé ces derniers mois, même si jusqu'à présent les autorités congolaises avaient refusé de le confirmer.

Publicité

Selon l'avocat de Jean-Marie Kalonji, Me Beaupaul Mutemba, le coordinateur du nouveau mouvement citoyen « Il est temps RDC-Quatrième voie » est accusé d'atteinte à la sûreté de l'Etat et d'appel à la désobéissance civile. Il doit être entendu par un juge ce mardi 26 avril. Ces dernières semaines, des rumeurs avaient circulé sur les réseaux sociaux selon lesquelles il serait décédé en détention et sa famille réclamait des preuves de vie.

 → A (RE)LIRE : RDC: les opposants dans le collimateur des services de sécurité

« C’est quand même pour nous une bonne nouvelle, se félicite Me Beaupaul Mutemba. Jean-Marie Kalongi a été détenu en secret. Il n’avait aucune possibilité d’accéder ni à sa famille, ni à ses avocats. Nous avons fait des démarches pour que nous puissions entrer en contact avec lui. Nous avions aussi déposé une plainte contre les responsables de l’Agence nationale des renseignements parce que ce n’était pas normal. Ce n'est quand même pas normal qu’un patriote, un Congolais, soit détenu en secret en violation de ses droits fondamentaux. »

Faute de nouvelles, l'avocat et les proches du militant avaient imaginé le pire au sujet du jeune militant. « On pensait qu’il était peut-être mort ou qu’il y avait quelque chose de très mauvais qui lui était arrivé, poursuit Me Beaupaul Mutemba. Selon les pièces que nous avons, Jean-Marie Kalonji est [accusé] d’atteinte à la sûreté de l’Etat et à la désobéissance civile. Ce sont des infractions que nous entendons et qui sont beaucoup, pour la plupart des cas, attribuées seulement aux jeunes qui s’expriment pour l’établissement d’un Etat de droit en République démocratique du Congo. »

 → LIRE AUSSI : Disparition de Jean-Marie Kalonji en RDC: la famille demande des comptes

A plusieurs reprises, Human Rights Watch (HRW) avait dénoncé l'arrestation de Jean-Marie Kalonji qui s'inscrit, selon l'organisation, dans le cadre d’une forte répression en RDC contre ceux qui soutiennent la démocratie et le respect de la Constitution.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.