Cap-Vert

Cap-Vert: onde de choc et remise en question après la fusillade meurtrière

Un jeune militaire a été arrêté pour le meurtre de onze personnes dans un centre de l'armée.
Un jeune militaire a été arrêté pour le meurtre de onze personnes dans un centre de l'armée. REUTERS/Decio Barros

Au Cap-Vert, le soldat soupçonné d'avoir tué onze personnes en début de semaine est toujours entendu par la police judiciaire et l'armée. Peu d'informations de ses auditions sont diffusées par les autorités judiciaires. Cette tuerie, en pleine transition politique, a en tout cas un impact direct sur le fonctionnement des institutions.

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« Quand quelque chose ne va pas dans la société, ce type d'actions se produit. » Ces mots sont ceux de la première dame du Cap-Vert, Lígia Fonseca. La femme du chef de l'Etat, qui n'a aucun rôle politique, ajoute : « Notre pays n'a jamais connu une telle situation. Quelque chose a échoué en terme d'assistance, de sécurité ». Des mots durs, critiques envers la classe politique.

→ A (RE)LIRE : Cap-Vert: le suspect de la fusillade meurtrière arrêté

Après quinze ans de pouvoir socialiste, le Premier ministre, le libéral Ulisses Correia e Silva, en fonction depuis vendredi dernier a dû laisser de côté ses premières annonces pour gérer cette crise. Et la population de la capitale Praia a reproché au gouvernement de ne pas suffisamment communiquer, notamment lorsque le principal suspect était en fuite.

Sonnés comme les Cap-Verdiens par cette tuerie d'envergure, une première dans le pays, Ulisses Correia e Silva et le président Jorge Carlos Fonseca ont décrété un deuil national de deux jours mais surtout annulé leur présence le 1er mai sur l'île de Fogo, date anniversaire de la découverte du Cap-Vert. Des célébrations qui sont une véritable tradition politique depuis l'indépendance.

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