RDC

RDC: l'opposant Moïse Katumbi dénonce une campagne du pouvoir à son encontre

L'ancien gouverneur Moïse Katumbi lors d'une interview à Lubumbashi, le 2 juin 2015.
L'ancien gouverneur Moïse Katumbi lors d'une interview à Lubumbashi, le 2 juin 2015. AFP PHOTO / FEDERICO SCOPPA
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En RDC, Moïse Katumbi candidat potentiel à la présidentielle, dénonce une campagne du pouvoir pour lui nuire. Dernier épisode en date, selon l'opposant : des informations relayées par une chaîne de télévision - Télé 50 - l'accusant de recruter des mercenaires. L'ex-gouverneur du Katanga en appelle à la communauté internationale et propose au gouvernement congolais de venir perquisitionner chez lui.

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Les arrestations, dont celle de son ancien directeur de cabinet, ou de ses gardes du corps, le retrait de sa protection policière, la dispersion d'une manifestation en sa faveur... Pour Moïse Katumbi les événements récents démontrent un acharnement du pouvoir congolais contre lui.

Jeudi 28 avril au soir, Télé 50, une chaîne qu'il qualifie de proche du pouvoir a ajouté à cette « campagne » en l'accusant, sur un bandeau en bas de l'écran, de recruter des mercenaires.

« On me traite de tous les noms pour dire que je suis en train de former des mercenaires et une rébellion. C'est pourquoi je voudrais demander à la communauté internationale, à la Monusco et au gouvernement congolais, de former une équipe pour venir perquisitionner chez moi afin de voir réellement si Moïse Katumbi a des rebelles », a déclaré l'opposant.

Le gouvernement se défend

Moïse Katumbi est dans une posture de victimisation rétorque Alain Atundu Liongo, porte-parole de la majorité présidentielle. « Si vraiment il se sent lésé, il n'a qu'à saisir la justice... », estime-t-il.

Dans son communiqué, Moïse Katumbi relaye les réactions des chancelleries américaine, française et britannique après la dispersion musclée d'une manifestation de l'opposition à Lubumbashi le week-end dernier. Le département d'Etat notamment a exprimé sa préoccupation. Du côté du pouvoir congolais, on parle de simple maintien de l'ordre.

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