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Nigeria / Pétrole

Nigeria: huit soldats et policiers tués dans les régions pétrolifères du sud

Vue aérienne d’une partie du delta du Niger, engluée dans le pétrole, en mars 2013.
Vue aérienne d’une partie du delta du Niger, engluée dans le pétrole, en mars 2013. AFP PHOTO/PIUS UTOMI EKPEI
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Dans le sud du Nigeria, cinq policiers et trois soldats ont été tués au début de la semaine alors que la région subit une recrudescence d’attaques visant des installations pétrolières. Les assaillants n’ont pas encore été identifiés, mais le groupe dénommé les «Vengeurs du Delta du Niger» a revendiqué le dynamitage d’une plateforme pétrolière la semaine dernière. Les organisations syndicales appellent à l’évacuation des personnels de plusieurs installations pétrolières, alors que la production d’or noir au Nigeria enregistre son plus faible niveau en vingt-deux ans.

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Des hommes en arme ont pris les policiers en embuscade dans l’Etat de Rivers, tandis que les soldats protégeaient une installation dans l’Etat voisin de Bayelsa. Cet événement intervient moins d’une semaine après une attaque sur un site exploité par le géant Chevron.

« Les travailleurs doivent évoluer dans un environnement sûr, et ce n’est pas le cas. Les insurgés ont repris du service », estime Cogent Ojobor. Le responsable régional du syndicat Nupeng poursuit : « Il n’y a rien de très alarmant à grande échelle encore, mais le passé nous enseigne que lorsque les insurgés interviennent ce sont les travailleurs qui sont le plus exposés à leurs attaques, leurs kidnappings leurs explosions. Donc, moi, je suis pour les évacuations. »

→ A (RE)LIRE : Nigeria: une plateforme pétrolière dynamitée dans le delta du Niger

La multinationale Shell a procédé à des évacuations sur l’une de ses installations sans interrompre la production. Le syndicat Nupeng réclame des mesures sécuritaires, mais pas seulement. « Le gouvernement doit renforcer la sécurité autour des sites pétroliers, mais ils doivent aussi entrer dans des pourparlers avec les membres de ce groupe », ajoute Cogent Ojobor.

Le président Buhari a reconduit jusqu’en 2017 le généreux programme d’amnistie et de salaires mis en place par son prédécesseur Goodluck Jonathan (originaire du Sud) en faveur des membres de l’ex-MEND. Ceux-ci militaient pour une plus juste redistribution de la manne pétrolière.

Abuja a, en revanche, revu à la baisse le nombre de contrats de protection des sites pétroliers qui leur avaient été octroyés. 

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