Rwanda / Nouvelles technologies

Le Forum économique mondial pour l'Afrique mobilisé contre la cybercriminalité

Le président kényan Uhuru Kenyatta (d), avec Akinwumi Ayodeji Adesina, président de la BAD (c), et le ministre des Finances du Rwanda Claver Gatete (g) parle avec le Premier ministre éthiopien Hailemariam Dessalegn (c), à Kigali, le 12 mai 2016.
Le président kényan Uhuru Kenyatta (d), avec Akinwumi Ayodeji Adesina, président de la BAD (c), et le ministre des Finances du Rwanda Claver Gatete (g) parle avec le Premier ministre éthiopien Hailemariam Dessalegn (c), à Kigali, le 12 mai 2016. AFP/CYRIL Ndegeya

A Kigali, la 26e édition du Forum économique mondial pour l'Afrique se penche depuis mercredi 11 mai sur les opportunités de l'économie numérique pour la croissance et le bien-être du continent. Les nouvelles technologies se développent en Afrique pour le meilleur, mais aussi pour le pire. Plus de 1200 participants dont au moins dix chefs d’Etat participent à ce Forum. 

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De la petite escroquerie sur Internet au cyber sabotage de grande ampleur... Avec le développement de l'usage d'Internet sur le continent, notamment via les téléphones portables, de nouveaux risques apparaissent.

« La quatrième révolution industrielle signifie que tout va être connecté et cela provoque aussi des appétits néfastes. Par exemple, les transferts d'argent peuvent être visés », estime Shiletsi Makhofane, responsable du fabricant Ericsson en Afrique subsaharienne.

En 2013, la cyberfraude a coûté quelque 39 millions d'euros à la Côte d'Ivoire. Lors d'une conférence de presse au cours du Forum, le ministre ivoirien de l'Economie numérique Bruno Koné a estimé que ce fléau avait de surcroît largement entaché l'image de son pays.

→ A (RE)LIRE : Rwanda: un Forum économique mondial pour l'Afrique consacré aux technologies

Selon Jean-Luc Vez, responsable des questions de sécurité au Forum économique mondial, les Etats ne peuvent plus faire face seuls à ses nouveaux crimes. Objectif : mettre en place d'un véritable réseau d'échanges d'informations en Afrique.

« L'idée étant de créer des plateformes où et le secteur privé et le secteur public confrontés aux mêmes types de crimes, aux mêmes besoins, vont travailler ensemble en s'informant mutuellement », commente l’expert en sécurité.

Autre défi pour les Etats africains, comme ailleurs dans le monde : trouver l'équilibre entre la lutte contre la cybercriminalité et le respect des libertés individuelles.

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