RDC

Mercenaires en RDC: la procédure contre Moïse Katumbi et Darryl Lewis continue

Les soutiens de l'ancien gouverneur du Katanga et candidat à la présidentielle Moïse Katumbi accompagnent son véhicule à la sortie de son audition par le procureur le 11 mai.
Les soutiens de l'ancien gouverneur du Katanga et candidat à la présidentielle Moïse Katumbi accompagnent son véhicule à la sortie de son audition par le procureur le 11 mai. REUTERS/Kenny Katombe
Texte par : RFI Suivre
3 mn

L'opposant congolais Moïse Katumbi est de nouveau convoqué par la justice ce vendredi. Les juges le soupçonnent d'avoir recruté des mercenaires étrangers. Plusieurs personnes ont été arrêtées : trois Congolais et un Nord-Américain, interpellés le 24 avril à Lubumbashi et transférés depuis à Kinshasa. Les accusations portées contre le Nord-Américain, Darryl Lewis, ont été vivement démenties mais la procédure se poursuit.

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Cet Américain de 48 ans est soupçonné d'avoir été embauché comme mercenaire par l'opposant Moïse Katumbi. On lui reproche aussi d'être entré illégalement sur le territoire : en se faisant passer pour un expert agricole alors que, selon les autorités, il a reconnu être plutôt expert en armement.

En fait, Darryl Lewis avait un rôle de consultant auprès de Moïse Katumbi. Selon l'entreprise de sécurité privée pour laquelle il travaille aux Etats-Unis, il donnait des conseils à l'opposant pour assurer sa sécurité. Mais son employeur est catégorique : il ne portait pas d'armes. Le jour où il a été arrêté, il se trouvait dans une voiture avec un élu et trois personnes. Les autorités congolaises assurent qu'il a agressé un policier mais selon son entreprise, ce sont les forces de l'ordre qui les ont obligés à sortir avant de les conduire auprès des services de renseignements.

Depuis, Darryl Lewis a reçu la visite de représentants américains à deux reprises au moins et jusqu'à présent, il assure n'avoir subi aucun mauvais traitement. L'envoyé spécial des Etats-Unis pour les Grands lacs espère que Darryl Lewis aura droit à une procédure équitable et il se dit très préoccupé : « nous n'avons aucune raison de croire aux accusations portées contre lui ». En France, le quai d'Orsay a aussi manifesté sa préoccupation face aux restrictions des libertés des « responsables politiques qui sont dans le débat démocratique... Il appartient à l’Etat congolais et au gouvernement congolais de respecter les droits des différents responsables politiques et des différents acteurs politiques, ce qui est nécessaire au climat de confiance ».
 

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