Nigeria

RCA: François Hollande tourne la page Sangaris

François Hollande a tenu un dernier discours devant la force française Sangaris basée à Bangui, le 13 mai 2016. Quelques centaines de militaires resteront cependant positionnés en RCA.
François Hollande a tenu un dernier discours devant la force française Sangaris basée à Bangui, le 13 mai 2016. Quelques centaines de militaires resteront cependant positionnés en RCA. STEPHANE DE SAKUTIN / POOL / AFP

Avant de se rendre au sommet anti-Boko Haram à Abuja (Nigeria), François Hollande a fait une brève halte en Centrafrique pour clore la mission militaire française Sangaris. Le chef de l'Etat s'est également rendu dans le dernier secteur musulman de la capitale.

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« Ne partez pas! », a lancé ce vendredi une mère de famille musulmane à Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense. C'était pendant la visite de François Hollande au KM5, le dernier quartier de Bangui où vivent encore des musulmans.

De fait, les soldats français ne vont pas tous partir. Certes, Sangaris, c'est fini, François Hollande l'a annoncé officiellement hier soir, et cela lui permet de dire que l'armée française ne s'est pas enlisée en Centrafrique.

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Mais en réalité, quelque 500 soldats français vont continuer de stationner à Bangui. Une centaine dans le dispositif européen de formation de la nouvelle armée centrafricaine ; une centaine d'autres dans la conduite des futurs drones de la Minusca ; et surtout, quelque 300 autres à l'aéroport de Bangui-Mpoko, comme embryon d'une force de réaction rapide qui ne dit pas son nom.

On savait que les Français n'étaient pas là pour rester indéfiniment [...] Je regrette simplement que l'armée centrafricaine, les Faca que nous appelons de nos veux n'aient pas été suffisamment restructurées pour que le départ de Sangaris correspondent à leur montée en puissance.

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Hier, lors d'un point de presse avec son homologue centrafricain Faustin-Archange

François Hollande: «l'élection peut servir de référence en Afrique»

Touadéra, le chef de l'Etat français a tenu à rappeler que les dernières élections en Centrafrique se sont déroulées dans des « conditions exemplaires » et que cela « s'est produit ailleurs en Afrique, mais pas partout », une allusion sans doute au dernier scrutin au Tchad et au Congo-Brazzaville.

De son côté, Faustin-Archange Touadéra a remercié la France pour son engagement en RCA et s'engage à poursuivre ses efforts pour mettre en oeuvre le programme de désarmement DDR, « clé de voûte de notre relèvement, condition sine qua non du retour à la paix et de l'engagement du pays vers la voie du développement », a dit . Touadéra. « Je l'ai compris et j'y travaille sans relâche », a-t-il affirmé, avant de saluer « le leadership » de son visiteur.

François Hollande dans le quartier KM5 de Bangui, le 13 mai 2016.
François Hollande dans le quartier KM5 de Bangui, le 13 mai 2016. STEPHANE DE SAKUTIN / POOL / AFP

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