Guinée

Guinée: après le long épisode Ebola, l'heure est à la prévention

Du personnel de Médecins sans frontières (MSF) porte le corps d'une personne décédée du virus Ebola, le 1er avril 2014, à Guekedou, en Guinée, dans un centre pour victimes de la fièvre hémorragique.
Du personnel de Médecins sans frontières (MSF) porte le corps d'une personne décédée du virus Ebola, le 1er avril 2014, à Guekedou, en Guinée, dans un centre pour victimes de la fièvre hémorragique. AFP PHOTO / SEYLLOU

La Guinée se frotte les mains une nouvelle fois et célèbre la fin de la résurgence de l'épidémie à virus Ebola sur son sol. Deux ans durant, cette terrible épidémie avait fait des ravages avec plus de 2 500 morts rien qu'en Guinée et plus de 11 000 dans la sous-région, essentiellement en Guinée, au Liberia et en Sierra-Léone. La cérémonie s'est déroulée, samedi 4 juin, au palais du peuple, à Conakry, en présence du Premier ministre guinéen Mamady Youla.

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Les Guinéens se souviendront encore longtemps de cette épidémie à virus Ebola qui a endeuillé les populations deux ans durant, entre 2013 et 2015, avant une résurgence surprise fin février dernier.

Cette toute dernière résurgence, cependant, a été plus facilement circonscrite grâce à un dispositif expérimenté et une meilleure maîtrise de la technologie composée de matériels sanitaires de dernière génération.

Le gouvernement guinéen, en collaboration avec ses partenaires dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la Croix-Rouge et l’Union européenne, a une nouvelle fois célébré, ce samedi, à Conakry, la fin de l’épisode Ebola, tout en lançant la mise en place de huit Equipes régionales polyvalentes d'alerte et de riposte aux épidémies (Eraré).

« Je suis impressionné »

« Je suis particulièrement fier et heureux d’assister au déploiement de la dernière équipe Erare à Conakry. Je suis impressionné par les matériels et les équipes que j’ai rencontrées. Je veux d’abord saluer le courage et le sang-froid du gouvernement guinéen, du ministère de la Santé dans la lutte contre l’épidémie », a déclaré, à RFI, Sébastien Mosneron-Dupin, responsable de l'Expertise France.

Sébastien Mosneron-Dupin engage l'opérateur public français auprès des autorités guinéennes pour plusieurs raisons et notamment, « pour que demain, on ne voit plus aux abords de Macenta, de Nzérékoré ou de Conakry, des victimes d’Ebola se liquéfier, et pour que demain, les personnels de santé ne se mettent plus en danger quand ils viennent au secours de leurs compatriotes », a-t-il encore ajouté.

Cette cérémonie coïncide avec la déclaration de la fin de la toute dernière résurgence de la maladie à virus Ebola en Guinée.

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