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Afrique du Sud

Afrique du Sud: Zuma se bat contre une décision de justice

Le président sud-africain Jacob Zuma se bat contre une décision de justice de réinstaurer près de 800 chefs d'inculpation contre lui (photo d'archives).
Le président sud-africain Jacob Zuma se bat contre une décision de justice de réinstaurer près de 800 chefs d'inculpation contre lui (photo d'archives). REUTERS/Mike Hutchings
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En Afrique du Sud, le président Jacob Zuma se bat contre une décision de justice de réinstaurer près de 800 chefs d'inculpation contre lui. Des charges pour corruption, fraude et racket liées à un contrat d'armement qui ont été abandonnées il y a 7 ans, juste avant que Jacob Zuma ne devienne président. La justice veut désormais réinstaurer ces charges, mais vendredi 10 juin les avocats du chef de l'Etat ont présenté leurs arguments pour faire appel de cette décision.

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Pour les avocats du chef de l'Etat, la décision de réinstaurer 783 chefs d'inculpation pour corruption est politique. Ce n'est pas à la Haute Cour de Pretoria de prendre une telle décision. En effet, il y a deux mois, celle-ci a jugé irrationnelle la décision il y a 7 ans d'abandonner ces charges pour vice de procédure et a ordonné qu'elles soient revues.

Le parquet a également décidé de faire appel. Pour Hilton Epstein, avocat du procureur général, la Haute Cour de Pretoria est allée trop loin : « Une fois les chefs d'inculpation retirés, ils ont été rayés du registre. Et le verdict de la Haute Cour de Pretoria ne veut pas dire que ces charges sont automatiquement rétablies. Nous ne sommes pas d'accord avec cette analyse. Nous estimons que la Cour est allée trop loin quand elle a dit que Jacob Zuma doit être inculpé. »

Le principal parti d'opposition qui a porté l'affaire en justice est confiant. Pour Mmusi Maimane, leader de l'Alliance démocratique, après 7 ans de procédure judiciaire, ils vont obtenir gain de cause. « La justice nous a rendu raison à plusieurs reprises, explique-t-il. Et nous sommes convaincus que nous avons un dossier solide. Nos avocats ont des arguments irréfutables. Et nous sommes confiants que nous allons obtenir l'inculpation du chef de l'Etat. »

Le juge doit rendre son verdict dans quelques semaines. Si un appel est rejeté, le chef de l'Etat peut toujours saisir la Cour constitutionnelle.

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