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Congo-Brazzaville

Congo: les soutiens du militant Andy Bemba demandent sa libération

Des opposants au référendum constitutionnel, mardi 20 octobre dans le quartier de Bacongo, à Brazzaville.
Des opposants au référendum constitutionnel, mardi 20 octobre dans le quartier de Bacongo, à Brazzaville. Daddy (pseudonyme), Observateur de RFI et France 24
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Congo, un jeune militant du mouvement citoyen Ras-le-bol, radicalement opposé au changement de la Constitution en 2015, croupit en prison depuis sept mois. Andy Bemba, 34 ans, est un agent de l'ambassade des Etats-Unis à Brazzaville. Il a été inculpé de complicité d'incendie volontaire. Ses camarades ont réclamé samedi sa libération, alors que le chef de l'Etat congolais vient de gracier près de 90 détenus.

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Dans la salle qu’ils ont choisie pour tenir la conférence de presse accès sur le plaidoyer pour la libération d’Andy Bemba, incarcéré depuis sept mois, les jeunes militants du mouvement citoyen Ras-le-bol ont entonné l’hymne national, la Congolaise. Ils excluent tout procès contre leur camarade, inculpé pour complicité d’incendie volontaire contre une station-service et un marché à la veille du référendum du 25 octobre dernier.

« Nous pensons qu’aujourd’hui, la détention d’Andy Bemba est abusive et qu’elle est illégale, s’insurge l’un d’eux. Nous ne parlons pas de jugement, nous, nous réclamons la libération pure et simple d’Andy Bemba parce que nous constatons que le ministère public, qui jusque-là a gardé en détention Andy Bemba, n’arrive pas à démontrer à suffisance les preuves. Si Andy Bemba n’est pas libéré, il pèse une épée de Damoclès sur son emploi - il risquera de [le] perdre -, et nous ne voulons pas que notre ami se retrouve dans une précarité professionnelle. »

Les militants de Ras-le-bol s’insurgent contre le pourvoi en cassation formalisé en mai dernier par le procureur général contre un arrêt de la chambre de l’accusation ordonnant la mise en liberté provisoire d’Andy Bemba. Ce dernier continue de croupir en prison alors que le président Denis Sassou-Nguesso vient de gracier près de 90 détenus condamnés à une peine correctionnelle.

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