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Italie / Erythrée

Trafiquant présumé extradé: le silence embarrassé de l'Italie

Après s'être félicité, peut-être un peu vite, de cette arrestation, le gouvernement Renzi n'a pas réagi à ces nouvelles informations.
Après s'être félicité, peut-être un peu vite, de cette arrestation, le gouvernement Renzi n'a pas réagi à ces nouvelles informations. Reuters
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Incarcéré dans la prison romaine de Rebibbia, lors de son premier interrogatoire l'Erythréen extradé du Soudan vers l'Italie a affirmé ne pas être le trafiquant de migrants recherché par Interpol. Depuis, le parquet de Palerme chargé de l'enquête menée avec les polices britannique et soudanaises estime que de nouveaux contrôles doivent être effectués, mais qu'aucun motif ne justifierait une remise en liberté au stade actuel. Le gouvernement Renzi n'a pas jugé utile, lui, de revenir sur cette affaire délicate. Même après s'être félicité, peut-être trop vite, de l'arrestation «d'un des plus dangereux chefs de réseau de trafiquants d'êtres humains».

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Avec notre correspondante à Rome, Anne Le Nir

Dès son arrivée à Rome le 8 juin, le jeune Erythréen extradé du Soudan a été présenté sous le nom de Medhanie Merid. Le parquet de Palerme s'est félicité de la bonne issue de l'enquête. Le ministre de l'Intérieur, Angelino Alfano, a rédigé ce tweet : « Arrestation de Medhanie Merid. Résultat extraordinaire ! » Un message toujours en ligne sur le site du ministère.

Le garde des Sceaux, Andrea Orlando, a précisé que « la brillante opération qui a conduit à l'arrestation d'un dangereux chef de réseau de trafiquants d'êtres humains a impliqué les ministres de la Justice italien et soudanais. »

Erreur sur la personne ?

Lors de son premier interrogatoire, l'homme arrêté à Khartoum s'est déclaré innocent. Il dit s'appeler Medhanie Tesfamariam et être né en 1987, comme le soutiennent, entre autres, des membres de sa famille, alors que l'individu recherché, Medhanie Merid, aurait 35 ans.

Son avocat a demandé sa remise en liberté. Elle a été refusée dans l'attente qu'un juge se prononce la semaine prochaine, après les nouvelles recherches lancées par le parquet de Palerme.

Aucun nouveau commentaire du gouvernement visiblement embarrassé par une affaire dont la complexité n'attire guère l'attention des médias italiens.

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