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Erythrée / Ethiopie

Ethiopie-Erythrée: des questions autour des accrochages à la frontière

Des militaires érythréens à la frontière avec l'Ethiopie, dans la région de Tigré, (ici en 2005).
Des militaires érythréens à la frontière avec l'Ethiopie, dans la région de Tigré, (ici en 2005). MARCO LONGARI / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Que se passe-t-il à la frontière entre l'Erythrée et l'Ethiopie ? Le gouvernement d'Asmara accuse Addis-Abeba d'avoir déclenché une attaque sur le front de Tsorona. Cette frontière est régulièrement le théâtre d'accrochages entre les deux voisins. Deux ennemis qui se sont livré une guerre dévastatrice dans la région entre 1998 et 2000.

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Il est encore difficile de voir clair dans ce qui s'est vraiment déroulé ces derniers jours dans le Tigré, cette région frontalière sous haute tension où les deux armées rivales se font face depuis plus de quinze ans. Dimanche soir, le gouvernement érythréen a affirmé avoir été victime d'une attaque-surprise de l'Ethiopie, tôt le matin.

Une version contestée par le ministre éthiopien de l'Information, qui après 24 heures de déclarations vagues, a affirmé à RFI que c'est son pays qui avait subi une « sérieuse attaque » de l'Erythrée. Une attaque « repoussée », mais ayant contraint à l'évacuation de plusieurs villages « par précaution ».

Mais, selon l'opposition érythréenne en exil, c'est un accrochage entre deux unités de reconnaissance, la veille, dans la nuit de vendredi à samedi qui aurait dégénéré, avec l'envoi de renforts notamment de l'artillerie et de tanks. Des combats sporadiques, assez violents, auraient eu lieu ensuite dimanche autour de plusieurs villages, avec l'appui des deux armées régulières.

L’accord de 2000 mis à mal

Cela expliquerait la visite, samedi à Alger, d'un envoyé spécial du président érythréen. Il était porteur d'un message à l'attention du chef de l'Etat algérien, Abdelaziz Bouteflika, lequel est le garant de l'Accord d'Alger, qui a mis fin à la guerre entre les deux pays en juin 2000. Un accord qui aurait donc été violé ce week-end.

En Erythrée, rien n'a filtré sur les tensions militaires, sinon le communiqué laconique du gouvernement hier soir. Les habitants d'Asmara sont surtout mobilisés autour des avis de décès affichés dans la rue, annonçant la mort de plusieurs centaines d'Erythréens ces dernières semaines en Méditerranée.

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